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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 23:53

Petite discussion entre deux potes :

 

« Ca y est c’est décidé, je vais coucher avec un mec ! »

-Gay assumé ? Oh, génial ! Depuis le temps que tu en parlais.

-N’est-ce pas ? Et toi, ça ne te travaille pas cette idée ?

-Euh… pas vraiment, non

-Ah bon ? Mais pourquoi ?

-Ben, je ne sais pas, ça ne me tente pas, c’est tout…tu-veux-ou-tu-veux-pas.jpg

-Remarque, tu as raison, tu as quel âge déjà ?

-Bientôt 30…

-Oh ben oui tu es encore jeune pour penser à ça…

-Mais quand même, ça t’arrivera un jour ?

-Je n’en sais rien, en fait, non je ne pense pas.

-Tu verras, tu auras un déclic un jour c’est sûr. Qu’est-ce qui t’arrête aujourd’hui ?

-Ben, coucher avec un mec, ça ne me branche pas c’est tout.

-Peur de mal faire c’est ça ? T’inquiète, on a ça dans la peau, c’est sûr que tu seras un super coup.

-Rien à voir… c’est plutôt que j’aime les filles en fait.

-Ah oui, c’est que tu as peur de l’inconnu. Ben oui, il n’y a pas beaucoup de gays autour de toi. Mais tu verras, une fois que tu verras le bonheur des autres homos, hommes et femmes, ça te donnera envie.

-Euh… si tu le dis.

-Oui et puis il faut trouver le bon partenaire aussi, c’est sans doute pour ça que ça te parle pas encore.

-Mais, et si je décidais de ne jamais être gay ?

-Oh ben oui, ce serait ton choix mais tu sais, je n’y crois pas vraiment. Tu dis ça maintenant mais tu verras qu’un jour la pensée d’une nuit dans les bras d’un autre mec qui te dira « je t’aime » te fera tellement envie que tu arrêteras les filles illico ! En fait, si tu ne le fais jamais, tu rates vraiment un truc dans ta vie.

-Sans doute alors… euh… disons que je vais attendre la fameux « déclic »…

-Oui, ce qu’il te faudrait c’est passer une soirée seul avec un homo un jour, un de mes potes, histoire de te mettre en situation. Là, ta vie de couple ne te permet pas vraiment de te poser les bonnes questions…

-Pas sûr d’avoir envie en fait.

-Ah mais ça te fait peur en plus ? Ca doit venir de ton enfance…

 

Cette discussion vous semble farfelue ? Et bien ce n’est rien d’autre que la transposition d’une discussion entre deux femmes, l’une voulant des enfants et l’autre non (si, si, relisez pour voir ! ^^)

 

Dédié à tous les gens qui choisissent d’être heureux à leur façon ^^

 

PS : Arrêtons de penser que les gens freinent leurs envies d’avoir des enfants. Comprenons qu’ils n’en ont tout simplement pas envie et qu’il n’y a donc aucune question à se poser, aucun test à mener, aucune projection à imaginer…

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 08:53

« Le vrai combat n’est pas tant que les filles jouent au foot, et qu’elles soient reconnues au même titre que les garçons, c’est qu’elles puissent le faire en conservant leur féminité. Regarde, toi par exemple, tu bosses dans un milieu principalement masculin mais ça ne t’empêches pas de porter des jupes, de te maquiller… bref, de rester une femme dans un milieu d’hommes.  »

 

Discussion récente qui m’a fait réfléchir sur la notion de féminité et bien entendu sur celle de masculinité. Malheureusement, si l’on ouvre un dico, ces termes renvoient aux « caractères propres aux hommes et aux femmes » donc pas de quoi lancer un de mes débats philosophiques de comptoir. Quoique…

 

Que veut dire cette définition de la féminité : « caractères typiques de la femme » ? Et si j’en reviens à la discussion qui m’a amenée sur cette pente savonneuse, jupe et maquillage seraient donc ce qui fait de moi une femme ? Arf !

 

Moi qui prône la reconnaissance de l’individu avant son genre, me voilà perdue sur une question simple : qu’est-ce qui fait de moi une femme (et qui ne serait pas un stéréotype de plus dans ce monde de clichés) ?

[…]

Mes 2 chromosomes X ?     i-am-what-i-am.jpg

 

Certes, j’entends déjà des répliques accusant que cette réponse est une insulte aux personnes ayant subi des transformations physiques pour changer de sexe. Leurs chromosomes n’étaient donc pas cohérents avec ce qu’ils voulaient être ?

 

Et bien je prends le problème à l’envers en répliquant que leurs chromosomes étaient cohérents avec leur individualité, mais que cette dernière ne nous appartient plus, car trop cadrée dans notre société. Ainsi, nous naissons « homme » ou « femme » et notre genre nous impose dès le plus jeune âge de rentrer dans les jolis stéréotypes de notre société.

 

Toi, homme, habillé de bleu, bagarreur et grande gueule, tu ne croiseras jamais avec intérêt un miroir et ton apparence ne laissera jamais la place à une quelconque faiblesse affective ou physique. Tu es un reproducteur.

 

Toi, femme, habillée de rose, tu seras toujours « le beau sexe » avant d’être intellectuelle, tu seras douce et avenante, afin de compenser les manques affectifs de l’homme. Tu es une mère.

 

Ainsi, à force de nous dire que l’homme vient de Mars et la femme de Vénus, nous poussons des hommes et des femmes à changer leur sexe et leur genre. Ainsi, ils peuvent « avoir le droit » de vivre avec une individualité « en phase » avec les stéréotypes d’un genre. Un homme ne se maquille pas, une femme ne garde pas ses poils…

 

Alors plutôt que de se demander ce qui fait de nous un  homme ou une femme, sans doute devrions-nous nous intéresser à ce qui fait de nous un individu à part entière, non ?

 

what i am

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 23:50

 

Ma mère est une instinctive responsable et réfléchie, mon père est un passionné de communication enfermé dans sa cave, mon homme est un pacifiste adepte de la Loi du Talion, mon amie d’enfance est une sex-symbol timide, un de mes amis est un charmeur fidèle, un autre défend la liberté de choix mais pense que toutes les femmes devraient allaiter…

 

Nous sommes tous composés d’invraisemblances. Ces contradictions de caractère, de valeur, d’acte et de principe qui font de nous des créatures uniques… et imprévisibles !

z_camp91_prinun.jpgNe serait-ce pas finalement nos déséquilibres qui font notre charme ? Qui n’a jamais dit sur le ton du reproche (en hochant la tête et/ou levant les yeux au ciel) : « Que tu es prévisible… » ?

 

CQFD, nous pimentons l’existence de nos proches par nos bizarreries comportementales. Arrêtons donc de culpabiliser de « ne pas être en phase avec nous-mêmes » et cessons surtout d’en vouloir aux autres de leur incohérence ! ^^

 

D’ailleurs, petite apologie de mes propres paradoxes :

 

Je m’appelle Sylvie mais… j’ai moins de 30 ans

 J’ai 28 ans mais… les jeunes de 15-20 ans m’insupportent avec leurs sales manières

J'ai un bac+5… et j’ai appris récemment qu’Adélaïde était une ville (et pas seulement un prénom)

Je suis consultante mais… je ne vote pas à droite

Je suis blonde mais… j’utilise et comprends les mots de plus de 3 syllabes

Je porte des jupes mais… je ne suis pas une fille facile

Je suis au régime mais… je mange du saucisson avec du pain et du fromage

Je suis toujours pressée mais… je gaspille 10 minutes pour me maquiller le matin

Je me maquille le matin mais… je ne cherche pas à séduire

Je suis bavarde mais… j’adore écouter ceux qui me coupe la parole

Je ne veux pas d’enfants mais… je les aime quand même

J'ai ma carte d'électeur mais…  je n’ai pas voté aux dernières élections cantonales

Je suis courageuse mais… j’ai peur quand mon homme éternue

Je suis une femme mais… je suis l’égale de l’homme

Je suis féministe mais… je ne veux pas soumettre les hommes

Je défends la dignité humaine mais… je ne zappe pas lorsque je tombe sur « Confessions Intimes »…

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 21:11

 

« Tu dois subir ce que tu fais subir aux autres »

 

Cette phrase a été prononcée par une des personnes les plus « anti-violence » que je connaisse et pourtant… que de haine dans ce message.

 

Ainsi donc ces derniers mois, j’ai ouvert les yeux sur une partie de mon entourage, dont la principale forme de communication est une escalade perpétuelle de vengeances acerbes et de coups tordus. Ca y’est, la métaphore du panier de crabes s’illustre à la perfection !

Et le plus incroyable est que j’accordais volontiers ce mode de comportement aux femmes entre elles, souvent maîtresses du coup de poignard dans le dos en guise de riposte sans demi-mesure d’une attaque bien souvent imaginaire ou sur évaluée.

 

Mais le constat est universel et bien triste : la discussion ne serait-elle plus de ce monde ? On ne dialogue plus… on attaque.

 

escaladeEt ce qui rend ces situations encore plus dramatiques c’est que notre capacité à agresser et médire n’a d’égale que notre inaptitude à rompre. Pourquoi garder des liens avec des personnes que nous ne supportons pas et avec qui les relations ne sont que combats et règlements de comptes ?

 

Notre génération ne semble pas supporter la désunion et y préfère la frustration et la sauvagerie. Est-ce si bon de s’acharner sur des êtres humains plutôt que de les effacer de notre vie ?

 

Parfois je me dis que le drame de Hautefaye, que j’ai récemment connu grâce au livre de Jean Teulé, n’est pas si loin de nous…

 

haine 2 En effet, nous sommes capables de véritables mises à mort sur nos propres amis, enchaînant, par exemple, les phrases assassines et l’humiliation publique. Nous choisissons notre bouc émissaire et nous l’achevons. Enfin, pas vraiment car ce que j’observe d’avantage, ce sont des retours de bâtons sans fin, le bouc émissaire d’un jour devenant le pervers sadique le lendemain.

 

Mais pourquoi donc s’enfermer dans cette cruauté ordinaire ? Et comment s’en libérer ? Car personnellement j’ose balayer devant ma porte et constate que les poubelles ne sont pas assez grandes pour contenir les ordures et poussières devant chez moi. Car moi aussi j’attaque, moi aussi je refuse le dialogue et parfois en ne voulant pas faire de mal, je me génère une frustration telle qu’elle engendre malgré tout violence verbale et meurtre psychologique.

 

Moi qui suis connue pour être une grande bavarde, et si ma bonne résolution 2012 serait d’utiliser ce langage au service des relations humaines saines, de la rupture si nécessaire et de cesser d’utiliser mes cordes vocales pour maintenir ce climat de haine qui m’a tant surpris en cette fin d’année 2011 ? 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 08:12

Inspirée par l’article d’une collègue de blog (Caroline, j’arrive chez toi en 2012, on a gagné un contrat là-bas !!! ^^), je me retrouve aujourd’hui à étudier de plus près le grand mystère de nos ex. Ces messieurs et dames que l’on aime à qualifier « du passé » et qui pourtant naviguent parfois dans notre présent et mieux encore, qui dirigent indirectement notre avenir par leurs actes passés (c’est pas tordu ça ?).

 

Nos ex appartiennent au temps de jadis, eux/elles et tous nos souvenirs communs sont dans une caisse froide quelque part dans notre mémoire et tout ça prend la poussière. Mais parfois, ce passé rejaillit sans même que l’on côtoie cet amour d’antan… un vrai réflexe pavlovien !!

Un lieu, une musique, parfois même une odeur et notre ex rejaillit de notre mémoire et avec lui/elle la boîte de Pandore. M**** ! Et c’est bien souvent dans ce genre de cas que la souffrance, la frustration ou la colère refait surface. Un(e) ex, ça marque au fer rouge, quoiqu’on en dise…

 divorce.jpg

Mais nous ne pouvons nier que sans cette histoire passée, nous ne serions pas celui/celle que nous sommes aujourd’hui. Et même si nous devons à notre ex certains de nos défauts, nous lui devons aussi certaines de nos qualités. La première de toutes étant celle de savoir ce que nous ne voulons pas (ou plus).

Ca vous fait sourire ? Et pourtant, nous avons tous prononcé un virulent choix de vie grâce à eux/elles : « plus jamais ça ! ». Reste bien sûr à assumer nos choix, et ça, ils/elles ne peuvent pas le faire pour nous (exemple, j’ai dit un jour « plus jamais de rôliste ! »… bref, passons).

 

Mais si nous arrivons à évoluer grâce à nos histoires passées, c’est avant tout parce que nos ex… sortent de notre sphère ! Impossible d’apprendre et d’assimiler une leçon de vie si la présence de notre passé pèse plus lourd dans notre cœur (peu importe la forme) que notre bon sens dans notre caboche.

 

Mais, lorsque la vie nous oblige à côtoyer nos ex ? Parce que nous avons encore un lien qui nous unis (le même employeur, les mêmes amis, les mêmes enfants…). Que faire pour avancer ? Changer de boulot ? Changer d’amis ? Obtenir la garde exclusive ?... Comment fuir l’influence de quelqu’un sans décamper loin d’elle ?

 

Et bien, à mon sens, en arrivant à considérer réellement cette personne et nous-même comme des « ex », et j’entends simplement au sens étymologique du terme. Car « ex » signifie « hors de »…

 

Si l’individu ne peut être hors de ma vie, je peux essayer d’être hors d’atteinte…

 

CQFD ?

 

Clin d’œil à Caroline : http://philo-de-comptoir.over-blog.com/article-ex-et-compagnie-83985824.html

 

 

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 12:46

"Ah mais oui, c'est vrai, tu n'es plus sur Facebook"

 

Et bien non... Et je ne suis même pas désolée !

 

Les réseaux sociaux, l'IPhone, les caméras de surveillance... quand est-ce que mon nombril redeviendra à moi ? A l'ère de l'hyper connexion, je ne rêve que de couper la fibre optique ombilicale !

Nous nous nourrissons de la vie des autres et du plaisir de divulguer la nôtre.

 

Pourquoi ce besoin de voyeurisme couplé à celui d'exhibitionnisme ? Les comportements actuels sont dans la connaissance de l'autre, dans le besoin constant d'entrer dans l'intimité et dans la sphère privée. Je connais ton nom, je dois connaître ta vie !

 

Pourquoi cette nécessité d'aller fouiner chez le voisin ? De combien d'émission intrusives nous abreuve-t-on ? Combien de témoignages poignants, de gens en souffrance qu'on nous lance comme de la viande morte ? Pourquoi tant de charognards qui se nourrissent de la vie des autres au lieu de vivre la leur ?trou_serrure.jpg

 

"Tiens, et si on tapait son nom sur '123people' ? On saurait tout sur lui !"  

Mais quelle indécence !! Nous qui courrons après le temps et les moments de détente, n'avons-nous pas mieux à faire que jouer les voyeurs sur la toile ?

 

Et cet espionnage tient bon car en face, nous avons aussi ce besoin d'exposer notre vie pour en avoir l'adhésion. Et je suis porteuse de ce virus. Pourquoi ce blog si ce n'est un désir caché de reconnaissance de ma plume et de mes opinions ?

Même remarque pour mon second blog ! Une exposition de mes "crabouillages" avec le doux espoir que quelqu'un l'accroche sur son frigo avec annoté "Vivi, 27 ans" ?! 

Pathétique !

 

Et revenir en arrière me semble impossible ! Car j'ai besoin de publier mes philosophies de comptoir PMU ! Ce n'est pas dans la pyramide de Maslow, ça ?

Jusqu'à quelle limite peut-on dévoiler sa vie au monde entier ? Suis-je déjà allée trop loin ?

Est-ce le monde qui devient fou ? Ou juste moi ?

 

Bon, je l’avoue, je fais ma réac' mais sans votre curiosité, ce blog n'existerait pas...

 

Alors tant pis pour l'éthique et le respect de  l'intime ? M**** à la pudeur ? "1984" ne serait qu'un livre de Science-fiction ?

 

Arf, mais quel énigme ! 

Oh ! Si ma maman me voyait...  ;)

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 10:23

Bonjour à tous,

 

je suis "inactive" sur ce blog depuis trop longtemps... et j'en suis à la fois désolée et peinée :'(

 

Pour vous faire patienter jusqu'au prochain article, voici une perle envoyée par ma bien-aimée Manon :

 

http://www.rue89.com/rue69/2011/06/16/recrutement-des-profs-elle-a-des-reves-il-a-de-lambition-209552

 

Un bel exemple des différences hommes-femmes dans le monde du travail. Une conception que j'abhorre particulièrement, étant moi-même une "ambitieuse" que l'on traite comme une rêveuse ou comme une emmerdeuse qui se donne un genre parce qu'elle est jeune et qu'elle  n'a pas encore trouvée sa vraie personnalité... celle de laisser tomber son job et ses volontés professionnelles pour pondre et ainsi trouver le VRAI bonheur d'une femme dans le lait caillé et les premiers jours de miller-j-howard-we-can-do-it-rosie-the-riveterrentrée devant la grille à chouiner !

 

Encore heureux, j'ai une âme, le droit de voter et celui de travailler sans demander la permission ! Vivement que je sois rémunérée comme ceux qui n'ont pas d'ovaires et mieux encore, que je dirige, du haut de mon hystérie, une paire de couilles molles !

 

We can do It !

 

 

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 21:36

« Détrompes-toi, je suis très heureux en amour.

- Heureux en amour ? Avec quelqu’un que tu vois un soir par semaine depuis des années et que nous n’avons même jamais vu ? »

 

Voilà quelques temps que je m’efforce de maudire ceux qui m’assurent que je ne saurai être heureuse dans ma vie sans enfants… et voilà que je fais la même chose ! Ainsi donc, l’instant d’une discussion, je me suis vue sous les traits d’une fille détenant un esprit aussi étroit que les cuisses de Kate Moss. Mes paroles ont brossé le terrible tableau de mon inconscience : je ne conçois pas le bonheur en amour sans une vie sous le même toit, sans vacances ensemble, et peut-être même sans mariage (je dis « peut-être » car je suis consciente que ce n’est pas un passage obligé mais diantre que j’ai envie d’y transiter ^^).

 

Et c’est ainsi que j’en arrive à me poser la question suivante : comment se fait-il que nous soyons incapables de concevoir plusieurs portraits de la béatitude ? Quelle est donc ce défaut de restreindre la notion du bonheur à ce qui nous rend personnellement heureux ou qui semble pouvoir nous rendre heureux ? Pire, serions-nous malheureux car pas assez lucides pour discerner que nous détenons tout pour être heureux ?

 

Serai-ce sans doute à cause de cette malformation que nous ne savons pas partager correctement les joies d’autrui ? Comment comprendre la gaieté de quelqu’un quand la source de son bonheur ne nous émeut en rien…

J’ai déjà eu la réflexion un jour, en parlant de mon travail : « et ça ta plaît vraiment de faire ça ? moi je ne pourrai pas… ».

 

Et bien oui, c’est un fait, l’humanité envisage le bonheur en regardant dans une tout petite lorgnette, un monocle sur lequel est dessiné une félicité aux passages obligés et aux principes bornés…

 

C’est fou mais je voyage toutes les semaines, je suis isolée dans des hôtels 4 à 5 nuits par semaine, je suis locataire d’un 38m² où je m’entasse avec ma moitié encore au chômage, je vois ma mère 4 fois par an tellement nos vies sont saturées, je n’ai pas le temps de voir mes amis, je ne suis ni mariée ni maman, ma maison est en foutoir 6 jours sur 7 au point d’avoir parfois envie de ne pas répondre quand on sonne à la porte, ma famille est une confrérie où tout le monde se déteste, j’ai envie de perdre entre 5 et 10 kilos depuis 10 ans…. Et je suis heureuse !

Car j’ai un boulot qui me passionne, je rencontre des gens incroyables, mon homme est un9123375-haute-r-solution-black-image-de-tableau-noir-avec-p.jpgcuisinier hors pair, nous nous aimons aujourd’hui comme il y a 7 ans (et même plus encore), mes amis sont géniaux, disponibles et toujours de bons conseils, personne ne s’est jamais plaint après avoir été reçu chez nous, mon 42 est harmonieux et on me dit parfois que je suis jolie et chaque jour que je suis belle (merci mon amour !), je suis en bonne santé, ceux que j’aime aussi et de savoir les gens heureux me comble, encore plus lorsque l’on me dit que j’y ai contribué en partie…

 

Ainsi donc nous ne pouvons prescrire un nirvana unique… quel dommage ?!

Le meilleur épithète à octroyer au bonheur serait donc « schizophrène » : changeant d’individualité de manière impromptu, il n’est pas comme ces terres inconnues que l’on découvre et que l’on note sur une carte.

 

Et c’est une fanatique d’organisation structurée qui vous le dit : « le bonheur ne tient pas sur une check-list ou dans un soma » (référence au livre « le meilleur des mondes » ; merci Caroline de ce conseil littéraire judicieux).

 

N’hésitez pas à poster vos commentaires car ce sont vos réactions qui participent à mon épanouissement, encore plus que d’écrire mes maigres théories (^_^)

 

Bises à vous chers lecteurs

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 15:28

Etes-vous comme moi perturbée par l’expression « pièce rapportée » ?

Cet art de notre belle-famille de ne nous rappeler que… nous ne sommes pas de la famille.

 

Entre sang impur et invitée de déshonneur, j’avoue ne pas savoir comment me placer derrière cette appellation. D’ailleurs, ce post-it sur notre front peut-il disparaître un jour ? Peut-on faire ses preuves de « morceau intégrée » ? Nous digèrent-ils un jour ?

 

Lors du mariage, si je prends le nom de mon cher et tendre… je reste une « pièce rapportée » ? Hummm….. A bien y réfléchir, j’en reste d’autant plus une en fait… et là, qui plus-est, je suis Nana l’Incruste…

 

69herotique-vip-blog-com-45974etre_different.jpg

C’est donc simple, il faut se sentir à l’aise dans un puzzle dont on est un segment non désiré, un pan qui ne colle pas avec l’image. Amenée et imposée par un amoureux inconscient, nous sommes la parcelle dont on doit se méfier, la personne à qui tous les privilèges ne sont pas admis même si on la considère « comme notre propre fille ou comme notre propre sœur ».

 

Et si je donne vie à un petit chérubin, qu’est-il lui ? Une pièce semi-rapportée ? Un membre de la famille ? Mais quelle famille ? La mienne ? Celle de ma moitié ?

Et pourquoi pas uniquement un membre de notre famille, celle que nous venons finalement de construire ?

Pire, et si nous adoptons ? Il n’aura pas une goutte d’hémoglobine pure dans les veines alors… une nouvelle « pièce rapportée » ?

Non ?! Mais pourquoi donc ? Pourquoi une telle contradiction ?

Ah, je comprends, le membre de la famille est celui qui grandit au sein de celle-ci. Nous sommes arrivées trop tard, éduquées par d’autres personnes, dans un autre contexte… un autre puzzle dont nous sommes une fraction adaptée, acceptée…

 

Mais, dernière interrogation, pourquoi alors nous en demander autant qu’à ses propres enfants si nous ne sommes que des rondelles greffées ?

 

Belle énigme que celle du vilain petit canard accepté, mais pour toujours étranger…

 

Article dédiée à Cindy ;o)

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 21:39

  « Il me faudrait une planche à repasser »

« Pas sympa de parler de ça quand Ma*** est dans la pièce »

 

J’ai ainsi découvert à mes dépends il y a quelques temps qu’il y avait des « codes » à respecter dans la vanne sur le physique….

« Gros nez », « grandes oreilles », « gros bourrelés », ça ne marche que pour les hommes. Jusque là, instinctivement je respectais la règle.

Mais voilà t’y pas que l’autre soir, j’outrepasse les codes d’honneur en chambrant une amie sur sa petite poitrine (précision : tout son corps est mince et svelte, un joli 36 à qui toute fringue va… enfin, passons). La réponse a été immédiate : silence dans l’assemblée (100% masculine), regards étonnés ou noirs (sauf ceux de ma chère victime) et puis une phrase tonne, dédaigneuse : « celle-là, elle sort de nulle part….».

Je me sens prise de honte… mais qu’ai-je fait ?

 

Ben oui quoi, où est mon tort alors que je reçois régulièrement des réflexions sur « mon énorme poitrine », « mon décolleté de gourgandine » ou encore « non ! Ne te penches pas pour poser cette tasse sur la table basse ! La scène est interdite aux mineurs… » (ah ! ah ! ah ! je me marre !).

 

Après m’être excusée, curieuse et gênée, j’ose poser la lourde question : « pourquoi pas de blague sur les petites poitrines mais sans limite pour les moins petites (pour ne pas dire les généreuses) ? »

« Mais tu comprends, une petite poitrine c’est un complexe pour une femme, alors on ne fait pas de blagues là-dessus… »

 

Mais qu’est-ce qu’ils en savent ces imbéciles de machos ?! Ainsi je devrais me gausser d’être une bête de foire aux mamelons de ribaude ? C’est un compliment de s’entendre dire qu’on a trop pris la pilule étant ado ? Ils ont conscience que je choisis mes fringues avec parcimonie suite à leurs réflexions ? Et que, malgré tous mes efforts désespérés, mes 3 kg de gras et de glandes sont toujoucomplexe.jpgrs là, prêt à faire bander le premier vicieux ?... Alors celle-là elle n’est pas piquée des hannetons !

 

Donc information pour vous messieurs, une critique sur le physique, c’est une réflexion désagréable quoiqu’il arrive. Parce que nous, braves vénus que nous sommes, nous ne prenons bien que les compliments globaux du genre « tu es belle »… pas compliqué quand même. Si l’une de nous s’amuse à vous demander « qu’est-ce qui me rend belle ? », répondez « tout » et vous serez tranquille.

Et puis soyez logique, toute remarque sur le physique, même très flatteuse, si elle est accompagnée d’un rire, perd de sa gentillesse. Imaginez votre femme vous dire « tu es le meilleur amant que j’ai eu » et rire dans la foulée….

 

Sans transition, je pense que le message est passé.

 

Donc pour conclure en beauté et en bonnet, sachez que mon tour de poitrine vous emmerde ainsi que l’intégralité de mes mensurations !

 

Et tant qu’on y est, « cul de black » n’est pas considéré comme un compliment quand on porte du 42 !!!

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