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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 10:28

« Rebelle ». En version originale, « Brave ». Voici le dernier Disney-Pixar qu’il me fallait voir.

« Surtout toi qui est féministe ! C’est une fille qui refuse son statut de princesse ! Ca change des Disney habituels »

 

Alors oui, j’étais curieuse.

Et bien… déception. « Brave », c’est sans doute la réduction de « Brave fille…. ».

 

 Je ferai court.


- Premièrement, le scenario est très vide. Il ne se passe pas grand-chose qui ne soit cousu de fil blanc (ceux qui ont vu le film comprendront le second degré de cette phrase).

 

- Deuxièmement, le « féminisme »reste tout relatif. Notre héroïne combat simplement le mariage forcé à 15 ans. Wouhou ! Quelle avancée remarquable ! Quel avant-gardisme prononcé dans les studios Disney ! Et puis, ce n’est pas qu’elle ne veut pas se marier, fonder une famille et s’occuper de sa petite tribu toute sa vie…. C’est juste que… pas tout de suite. Ah oui, et puis elle veut avoir le choix de tomber amoureuuuuuuse !

 

- Troisièmement (attention au spoil), elle sauve le monde en faisant de la couture (true story !) et nous pouvons la voir à la fin du film trépigner comme une greluche, vêtue de sa joli robe de princesse, avant de dire au revoir à ses invités alors qu’elle tisse avec môman.

 rebelle_brave_pixar_1.jpg

Effectivement, elle tire à l’arc comme Robin des Bois mais franchement, ça reste l’histoire d’une crise d’adolescente avec pour seule morale de faire comme maman quoiqu’il arrive (hormis le mariage sans amour milles excuses). Une vaste blague. Même la Petite Sirène s’en sort mieux.

 

Que ceux qui ont vu un message féministe dans le rôle de la jeune rouquine m’explique. Que ceux qui ont vu une image de femme forte en sa mère, douce, gentille mais autoritaire qui passe sa journée à expliquer les (ses ?) bonnes manières à  son mari et ses trois enfants et à enseigner « la perfection » à sa fille. Tout ça avec une voix off qui nous explique que « c’était son destin »…

 

Conclusion, le féminisme à la sauce Disney c’est avoir le choix de devenir une quiche ! Bien vu !

 

Sans compter que certaines critiques parlaient d’homosexualité dans ce film… My God ! J’ai raté les messages subliminaux sans nul doute ?!

 

Bref, tout ceci a occupé 2h de mon voyage en avion (dont la rédaction de cette courte critique) mais je passe mon tour. Autant regarder « Intouchables » une seconde fois pour vérifier si je le trouve toujours aussi immoral…

 

Oh la réac’ de mauvais poil ! J’ai mes règles ou bien ?

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 03:04

Comment pourrai-je oser ? Je profite que vous soyez peu nombreux à venir par ici mais… comment l’avouer ? Euh… je n’ai pas aimé le film « Intouchables ». Disons que j’ai été pollué par le parti pris légèrement sexiste des scénaristes. Ce scenario déformé d’une réalité sans nul doute belle et émouvante m’a consternée.

 

19806656.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20110905_040449.jpgCar ce n’est pas l’histoire de fond que je critique. Non, c’est l’ambiance qui règne autour d’un personnage secondaire que je condamne. Disons que sans (du tout je le jure !) vouloir regarder ce film avec mon fameux prisme féministe (merci à ceux qui me rappelle à l’ordre régulièrement), j’ai néanmoins été prise à la gorge dès les cinq premières minutes.

 

Pour ceux qui l’ont vu, la réaction d’Omar Sy face à Audrey Fleurot (l’assistante rouquine répondant au prénom de Magalie) ne vous a-t-il pas gêné ? Petit rappel : F. Cluzet : « Vous n’avez rien qui vous motive dans la vie ? ». Regard lubrique de Omar Sy sur l’assistante puis « ben si, y’en a juste devant moi une motivation. Elle a pas un 06 la p’tite dame ? » Je manque sans doute d’humour mais… je ne comprends pas que le personnage joué par François Cluzet, homme du grand monde puisse sourire à ce manque de respect. C’est clairement une scène ajoutée pour une raison qui m’échappe.

 

La parade nuptiale durant tout le film, et, ayant égaré mon second degré, j’ai été clairement irritée que ce film cautionne le harcèlement perpétuel d’un personnage qui n’existe même pas dans l’histoire originelle. Un ajout de scenario qui, sans être déplacé pour tout le monde, et surtout parfaitement inutile à la beauté et l’intérêt de l’histoire racontée. Et puis (attention au spoil) conclure par le lesbianisme du personnage m’a laissé sans voix. Ben oui, il fallait une excellennnnnnnnnte excuuuuuuuuuse pour ne pas sauter sur Omar Sy ! Mauvais, mauvais… vraiment mauvais.

 

Et j’ai été outrée lorsque François Cluzet (enfin, son personnage) prend la défense de son aide à domicile et ami lorsqu’il se fait rabrouer par sa fille. « Je ne tolèrerai pas qu’on manque de respect à mon personnel ». Mais bon sang ! C’est exactement ce que fait ton pote sur ton assistante et là ça te fait rire !!

 

Je pose la question aux scénaristes : pourquoi vous êtes vous forcés à ajouter un personnage féminin ? Pourquoi ce besoin de belle plante inutile à l’histoire ? De plus si cela gâche (à mon sens) la sympathie et les valeurs de vos deux héros ? Je préfère 100 fois un film sans femmes plutôt qu'une telle représentation...

 

Mais bon, les vrais protagonistes ayant validé ce film, je me contente d’un petit article et d’un soupir de déception. Hé ho (écho) ! Je me sens seule sur ce coup-là ^^

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 14:09

Concernant ce blog, je me suis promis deux choses : ne jamais faire de critique de film ou de bouquin, et ne jamais passer plus de deux semaines sans écrire…

 

La deuxième résolution ayant volé en éclat, je m’autorise donc à vous parler du film « Tomboy » que j’ai eu grand plaisir à voir sur Canal l’autre soir (faut bien que mes voyages aient un avantage).

 

Haineux du cinéma indépendant, passer votre chemin pour préférer un bon film de box office. Car Tomboy est un vrai du genre, contemplatif, bande originale sans beat box et réflexions de comptoir en sortant de la salle.

 

Et c’est d’ailleurs mon seul regret, l’avoir vu toute seule et ne pouvoir échanger sur la thématique du film, débat qui me tient à cœur : le mélange des genres.

tomboy

 

Sans spoiler quoique ce soit, voici l’histoire : Laure, jeune pré ado de 12 ans emménage dans une nouvelle cité. Garçon manqué (d’où le titre « Tomboy » qui désigne les demoiselles masculines mais sans le côté péjoratif de notre terminologie française), elle va se faire passer pour un garçon auprès de ces nouveaux voisins et camarades de jeux. Ainsi, le jeune Mickaël prend vie.

 

Une réalisation hors pair, avec un personnage toujours au cœur du film. En effet, la jeune Laure n’est absente d’aucune scène et l’on découvre, sur des situations courantes, le clivage des genres et tout ce que « Mickael » peut faire,  que Laure n’aurait jamais pu (et vice versa).

 

Pensant que le film allait me conforter dans certains clichés du genre, on n’est finalement bien loin de s’arrêter au simple « elle peut porter un pantalon et ne pas jouer à la poupée ». Chaque scène nous rappelle  ce que doit être une fille mais aussi ce que doit être un garçon. Car, non, ce changement de sexe n’est pas toujours à son avantage.

 

Bref, une belle découverte que je conseille fortement.

 

Par sympathie, ou par vengeance, n’hésitez pas à poster des commentaires ou, pour les plus proches, à me passer moi un coup de bigo si vous allez le voir, car j’ai grand besoin d’échanger sur ce long métrage ^^

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 08:54

Lors d’un de mes derniers voyages en train, j’avoue avoir reposé mes neurones et passé le temps en regardant le film « confessions d’une accro du shopping ».

 

Peu de mots pour exprimer le reflet donné à la femme « célibatante » (oui je parle couramment le langage Biba), issue de je-ne-sais quelle étude de marché.

 

Notre héroïne (rappelons que nous sommes censées nous identifier à elle) est une demoiselle en détresse de son addiction aux achats compulsifs. Elle veut une carrière dans la mode et c'est parce qu'elle ne se préoccupe pas de trouver un homme que ça lui tombe dessus, un classique censé rassurer les connectées sur Meetic. L’intégralité de ses choix est basée sur l’esthétique… en commençant par son joli Apple… rose bonbon !

 

Premier coup de gueule me concernant : marre de cette société qui conçoit des produits performants pour lesinternet_pour_les_nulles.JPG hommes et des « design élégants » pour les femmes… Ou pire encore des produits adaptés à nos faibles neurones, comme la collection « pour les nulles » ou les parkings réservés aux femmes avec des places plus grandes pour faciliter les manœuvres (true story !).

 

Bref, continuons plutôt le procès de ce bijou de clichés.

 

Le portrait de la demoiselle est simple et les qualificatifs qui lui sont attribués sont étudiés. Monsieur PIVOT au service du politiquement correct n’aurait pas fait mieux. Par exemple, « niaise et maladroite » se traduit par « pleine de fraîcheur ». Plus notre brave fille se ridiculise, plus le beau brun de l’histoire est sous le charme - à croire que les hommes aiment les faire-valoir... Car oui, ici, la femme « stupide et humiliante » devient une femme « inspirante ».

 

A en croire Sophie Kinsella, la femme n’a pas de cervelle et c’est ce qui la rend si spontanée. Et la spontanéité est source de séduction. Mais surtout, la femme obtient ce qu’elle veut (et même plus !) par concours de circonstances, sa bêtise étant un toboggan de savon la faisant glisser vers le succès ! Succès étant ici le synonyme de célébrité.

 

Dans ce roman, la femme n’a donc pas que les mensurations de la cruche, mais également son bruit creux et sa fragilité si connue. Son cœur, qui se brise au moindre choc, déverse des torrents de larmes et inonde tout son entourage…

 

Sommes-nous obligées de nous reconnaître dans cette représentation de la femme (soit disant) moderne, nigaude et pleurnicharde, qui se console grâce au monde de la haute-couture et ne vit que pour son apparence ?

 

confessions_d_une_accro_du_shopping.jpgSecond coup de gueule : cette image de la femme cherchant son bonheur dans la consommation de biens superficiels est un message récurent. Il suffit, par exemple, de voir la publicité pour le site « monshowroom.com ». C’est la crise, y’a des OGM dans ton assiette et ta journée est merdique, ben faut vite te faire plaisir en t’achetant une robe !!  http://www.youtube.com/watch?v=AKV3nOofVgE

 

Tout va bien monsieur le président ! Les femmes vont relancer la croissance. La situation économique les rendant malheureuses (si tant est qu’elles comprennent le monde qui les entoure), elles vont donc vider leur Livret A pour se redonner le sourire et par la même relancer la consommation !!

 

Egalement lu dans un coin de site Internet, une analyse se voulant brillante, expliquant que cette adoration des femmes pour le shopping viendrait de leur volonté toujours inassouvie de se faire plaisir en se faisant belle…

 

Question pour plus tard : la femme ne naitrait donc pas belle ? Mais pourquoi nous appelle-t-on le beau sexe, alors ?

 

 

 « Une femme n'avait besoin que d'être belle ou aimable ; quand elle possédait ces deux avantages, elle voyait cent fortunes à ses pieds. » (Olympe de Gouges – Déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne – 1791)

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 00:17

Prenez un garçon de ferme juste bon à  rêver d’être un grand guerrier, un cochon au groin extralucide, un vieux sage qui ne fait qu’envoyer son apprenti en mission périlleuse et qui reste tranquillement chez lui, un Seigneur des Ténèbres très très méchant, une bestiole hideuse au service du seigneur des ténèbres et qui se fait étrangler à chaque mission échouée, une princesse aussi cruche que jolie et aussi utile que sa voix est agréable à entendre, un vieux barde qui a peur de son ombre, des petits elfes au grand cœur n’ayant que pour ennemi la méchanceté et la cruauté du monde des humains, des sorcières transformant tout ce qui bouge en grenouille et enfin une petite boule de poil à la fois voleur, menteur, pleutre et illettré… qui sauvera le monde par son sacrifice.

 

Tadam ! Vous avez devant vous « Taram et le Chaudron magique » !

 

Je n’avais jamais vu ce dessin animé mais en avais entendu parlé en tant que « Walt Disney préféré » de pas mal de gens… plus précisément des hommes… et plus précisément des rôlistes !

 

Et effectivement, à chaque minute de ce film j’ai retrouvé tout le monde du jeu de rôle :

-          une feuille de perso avec trop de peu de carac’ à mettre dessus, voire un pré-tiré : le jeune pécore qui rêve de devenir un héros,

-          une mission improbable qui tombe du ciel : garder sain et sauf un cochon devin,

-          la mission qui tombe à l’eau : le cochon est enlevé par des dragons au service du grand méchant,

-          le PNJ : une bestiole irritante fait tourner en bourrique notre jeune homme parti en mission de gardiennage de pourceau,

-          la longue marche : de la forêt jusqu’au château du Seigneur des Ténèbres,

-          l’équipe de couillons qui se construit dans le donjon : après la boule de poil, la princesse, puis le vieux barde,6871__650164246.jpg

-          le TOC critique qui permet de trouver le gros boost : une épée magique qui transforme notre miséreux en preux chevalier (une vraie épée Durandil ^^),

-          le corps à corps avec les méchants qui permettra de distribuer un peu d’XP aux PJ : toute l’équipe s’enfuie saine et sauve du château,

-          le lancement de la quête ultime : retrouver le chaudron magique et le détruire avant le Seigneur des Ténèbres,

-          la quête qui rame : l’équipe s’engueule et n’a aucun indice pour avancer,

-          le metajeu du MJ : les elfes tout mignons qui dévoilent sans crainte à l’équipe de bras cassés le lieu où est caché le chaudron,

-          de nouveaux PNJ casse-pieds : les sorcières qui marchandent le chaudron contre l’épée,

-          le fumble ou le « pourquoi t’as fait ça ducon, t’as pas la compétence marchandage » : le pseudo héros donne l’épée,

-          le choix de Sophie : pour bloquer le pouvoir du chaudron il faut s’y jeter de son plein gré et y périr,

-          le backstab : le retour des méchants qui gagnent facilement vu que nos héros de pacotille n’ont plus d’épée,

-          le « ça sent le sapin » : le Seigneur des Ténèbres ressuscite son armée grâce au Chaudron,

-          le PNJ qui devient important pour que l’histoire avance : la boule de poil qui ne faisait que l’ambiance vient sauver tout le monde,

-          le sacrifice de perso : notre héros Taram veut sauter dans le chaudron,

-          le dénouement accéléré par le MJ qui se lamente : la boule de poil saute dans le chaudron et le Seigneur des Ténèbres est aspiré par le Chaudron et meurt dans une scène tentant vainement de faire croire que les PJ y sont pour quelque chose.

 

Pour ainsi dire, seule la fin du film pose la marque « Walt Disney ». Après la destruction du château du méchant vilain, nos trois couillons se retrouvent de nouveau confrontés aux sorcières qui cherchent à récupérer le chaudron qui n’est plus magique du tout. L’échange est proposé de rendre l’épée mais notre petit jeune homme demande plutôt la vie de la boule de poil. Ainsi notre PNJ re-naît de ses cendres, le héros fait un bisou à la princesse crétine et tout le monde rentre heureux à la maison…

 

Conclusion : 1985, merci Walt Disney d’avoir lancé pleins de jeunes enfants dans le monde merveilleux du RPG, créé au milieu des années 70 !

 

Et vive le vrai JDR, celui où tout finit mal et où flotte au dessus de chaque joueur la gomme de Damoclès ! ^^

 

Article dédié à tous mes potes, amis et ennemis rôlistes :)

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 21:51

Pas besoin de revenir sur l’histoire du célèbre enfant terrible Peter Pan.

Par contre, force est de constater que la version Disney est d’un sexisme à ne plus savoir qu’écrire !!! Avez-vous vu les mêmes choses, ou suis-je folle ?

 

Tout d’abord, la jeune Wendy qui passe du stade « enfant » à « maman ». Car de toute évidence, nous n’avons pas d’autres rôles à tenir en tant que jeunes femmes bien élevées !

 

Ensuite, point commun avec d’autres Disney, le charme des dames ne passe que par la nécessité d’être sans arrêt secouru. Quelle autre héroïne se bouge le c** à part la Petite Sirène (1989) et Mulan (1998), je vous le demande ?! peter pan

 

Etonnement suivant, alors que nous sommes dans le pays imaginaire où nous restons pour toujours des enfants, pourquoi un tel sex-appeal autour de Peter Pan ? Clochette, Wendy, les sirènes et même Lili la Tigresse la jeune indienne… l’attirance, les danses nuptiales et la jalousie féminine pourtant caractéristiques du monde adulte sont omniprésentes. Sans vouloir jouer les vieilles rombières, à part faire de l’œil aux hommes, être jalouses et chanter des chansons aux enfants… les filles n’ont aucun autre rôle à jouer dans ce (trop) long métrage !

 

Et même chez les Indiens on est misogynes : « Squaw pas danser, squaw chercher du bois ! ». Et allez donc !!!!

 

Et puis, le credo sur les mamans : « Une véritable maman c’est la personne la plus merveilleuse au monde. C’est d’abord une voix qui vous dit bonsoir en vous embrassant. C’est elle qui vous apprend le besoin d’aimer. Une maman d’amour, c’est une voix qui chante dans ton cœur quand tu es seul, quand tu as peur. Le besoin d’aimer. Le besoin d’aimer. C’est un sourire comme un soleil, qui se penche sur ton sommeil. Un visage empreint de douceur, les premiers pas vers le bonheur. Une maman donne à jamais le besoin d’aimer. »

 

Mais put*** où sont donc passés tous les pères !? Et pourquoi a-t-on besoin d’aimer un enfant pour exister ?! Parce que nous ne sommes plus que des mères ? Nous cessons d’être des femmes avec d’autres passions ?! (sentez-vous ma colère entre les lignes ?...)

 

Bref, si le Capitaine Crochet a peur du Tic Tac du réveil dans l’estomac du crocodile (crainte du temps qui passe, de l’horloge biologique qui tourne…), personnellement, je suis heureuse que le temps soit passé depuis 1953 et cette époque de midinettes inutiles, bonnes à cuisiner, à trop parler, à bouder, à se crêper le chignon, à raconter des histoires et chanter pour les mioches.

 

Sur ce, je m’en vais voir ma vie en couleur, parait que c’est le secret du bonheur ^^ (comprenez que pour obéir à Walt Disney, je vais boire un hydromel… pour oublier !)

 

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 19:00

Tir groupé pour cet article. Lamentation continue sur cette dernière semaine que j’ai consacrée à (re)voir des contes de fées revisités. Deux époques de Walt Disney (1949 et 1991) et pourtant la même chose : deux jeunes demoiselles qui passent leur temps à chanter et à rêver d’une vie d’amour et d’eau fraîche, loin de leur quotidien moisi. Mais à part chanter mesdemoiselles, que faîtes-vous ?

Réponse : que dalle !

 

A ma droite, Cendrillon, boniche dans sa propre maison, au service de sa belle-famille, garde espoir que sa vie changera en chantant : « même si ton cœur à l’âme en peine, il faut y croire quand même ; le rêve d’une vie c’est l’amour ».

A ma gauche, Belle (quel prénom à la c**) qui passe sa vie à bouquiner et à chanter « je veux vivre autre chose que cette vie ».

 1950-cendrillon-3

A ma droite, Cendrillon qui ne peut se débrouiller sans ses amis les souris, les oiseaux et sa marraine la bonne fée.

A ma gauche, Belle qui ne sait être qu’une jeune fille en détresse auprès de son père, de la Bête bien entendu, mais aussi des objets de la maison, animés par un sort (oui le conte a été grandement revisité).

 

A ma droite, Cendrillon qui tombe amoureuse et se fait aimer en un regard.

A ma gauche, Belle qui tombe amoureuse et se fait aimer en 24h.

 

Paroles de chanson à ma droite : « les femmes à la ruche, les hommes aux fanfreluches » images-belle-bete-disney-g.jpg

Dialogue à ma gauche: « les femmes ne sont pas faites pour lire… quand elles ont une idée en tête, c’est l’horreur ».

 

A ma droite, un conte dont la seule morale est « sois patiente, ta vie va s’arranger d’elle-même ». Question : comment on fait pour changer de vie sans Marraine la bonne fée et des souris qui parlent, qui nous cousent des robes et nous libèrent de notre cachot ?

 

A ma gauche, un conte dont la morale est annoncée dès le départ : le prince est changé en Bête pour apprendre que « la vraie beauté vient du cœur ».

Question : si la vraie beauté vient du cœur, pourquoi notre héroïne est-elle si… belle justement ? Qu’est-ce que le Prince a appris sur le charme intérieur en réussissant à choper la plus belle gonzesse du village d’à côté ?

 

Je reste donc sceptique et tremble à l’idée de voir « La Belle au Bois Dormant » et « Blanche Neige »…

 

Et puis, dernière interrogation : pourquoi les héroïnes courent-elles toujours sur de longues distances avant de s’effondrer sur un lit ou un banc pour pleurer ?...

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 18:07

Aujourd’hui, analyse légère de la « Petite Sirène » ou le détournement d’un conte dramatique en histoire d’amour romantique et chevaleresque. Rappelons que dans le conte originelle, la brave sirène ne tape jamais dans l’œil de son prince, amoureux d'une autre, et qu’elle choisi de mourir par amour pour lui…

Bref, dans le monde merveilleux de Disney, tout est différent : la belle Ariel (prénom assez nul au demeurant) fait sa crise d’adolescente et quitte le foyer de papa (tiens, mais où est donc maman ?) pour aller courir sur deux pattes et non plus nager avec ses écailles de morue. Ayant charmé son bien-aimé par sa voix, cette dernière lui est malheureusement ôtée par la vilaine sorcière. Mais bien sûr, même muette elle arrive à séduire le prince, notamment en jouant la jeune demoiselle timide, décalée et en détresse, un classique. Après avoir débarrassé le monde de l’immonde Ursula (on remarquera la prouesse technique dans la recherche des noms), tous vécurent heureux, même papounet pourtant fort retissant depuis une heure et demi au monde humain. Tiens, n’y aurait-il pas un message de respect racial derrière tout cela ?

 

petite sireneMais là je vais trop vite.

Premier étonnement : voir une famille sans maman… bizarre pour un Disney, n’est-ce pas ?! Derrière leurs messages subliminaux sur la tradition du mariage et les femmes ne portant jamais de pantalons, se cacherait-il un profond amour de la famille monoparentale (c'est fou le nombre de parents absents dans le monde de Disney)...

Mais que nenni, cette mise en scène (fidèle au conte si ce n'est qu'ici rien n'est précisé sur la mort de maman) est fort pratique pour glisser une autre coutume : celle de voir un papa refuser que sa fille adorée (sympa pour les 6 autres par ailleurs) fricote avec un étranger…

 

Le film est conçu pour que le monde de la mer soit métaphoriquement le monde de l’enfance et celui de la terre le monde des adultes. Preuve dans la célèbre chanson "sous l’Océan" : « Là-haut, ils bossent toute la journée, esclavagés et prisonniers ! Pendant qu'on plonge, comme des éponges, sous l'océan. Chez nous, les poissons se fendent la pipe, les vagues sont un vrai régal. Là-haut, ils s'écaillent et ils flippent, à tourner dans leur bocal. »

Sympa pour les « grandes personnes » tout ceci…

 

Bref, la Petite Sirène est donc un Disney à thème "départ du nid". La morale de fin l'illustrant parfaitement :

     Le Conseiller du Roi  : « Il faut laisser aux enfants la liberté de vivre leur vie »

     Le Roi : « Il ne me reste qu’un seul problème à régler : comment vais-je supporter son absence ? »

C’est pas mignon et rempli de sentiment, tout ça ?…

 

Presque aussi mignon que le bisou de fin entre la sirène et son prince, bisou qui enchaîne directement sur leur mariage. Car oui, ici on tombe amoureux en une voix, on embrasse en trois jours, on se marie dans l’heure et on reste ensemble « pour la vie » !!

 

Conclusion, en 1989, le message était : « fait ta crise d’ado, c’est ton droit… quitte la fête, prends tes responsabilités… et après un chaste baiser, marie-toi ! »

 

Petit détail avant de vous laisser repartir à de meilleures activités, un extrait de la chanson d’Ursula la sorcière, qui explique alors à la jeune sirène qu’elle n’aura pas besoin de sa voix pour séduire son Prince : « Tu as de l’allure, une frimousse d’ange et ne sous-estimons surtout pas l’importance du langage du corps. Ah ! Je peux dire que les humains n’aiment pas les pipelettes, qu’ils pensent que les bavardes sont assommantes ! Que lorsqu’une femme sait tenir sa langue elle est toujours bien plus charmante, car après tout à quoi ça sert d’être savante ?! En plus, ils ont une Sainte horreur de la conversation, un gentleman fait tout pour l'éviter. Mais ils seront les rampes aux pieds de la femme réservée. C'est la Reine du silence qui se fait aimer !»

 

Sur ce coup là, je vous laisse commenter car moi… je reste sans voix !! ^^

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 23:26

Pour rappel, dans les sous-sols de l’ONU s’organisent des réunions au sommet, réunions de souris venues des quatre coins du monde pour venir en aide aux gens. La belle souris Bianca est volontaire pour voler au secours de la petite Penny et entraîne avec elle Bernard, la souris concierge… bien sûr, à la fin, ils réussissent leur mission et une certaine ambiguïté naît entre eux (les séries actuelles n’ont rien inventé du concept des collègues de travail qui flirtent sans consommer ^^)

 41 bernardetbianca

Le film commence bien, ou presque, lorsque la beeeeeeeeeeelle Bianca se propose de répondre à l’appel au secours. Réflexion du président : « Ma chère, c’est absolument sans précédent. Enfin, je veux dire, ce n’est pas comme de mon temps, quand notre monde n’appartenait qu’aux seuls hommes. Cependant, il doit bien y avoir une première fois. »

 

Le féminisme est en place mesdames, cette souris blanche qui fait des œillades, n'ignorant pas sa beauté et qui prend le temps de se parfumer avant d’arriver en retard est notre Olympe de Gouges ! D’ailleurs, elle ne porte pas de soutien-gorge, elle a dû le brûler avant de venir !

 

Bref, bien entendu, l’image féministe se gâte peu à peu. Alors que la demoiselle est censée représenter le courage féminin, elle ne serre pas sa ceinture de sécurité… car cela froisserait sa robe (qu’elle n’a pas par ailleurs, elle est à poil sous son manteau !!!).

Lorsqu’ils courent à l’aéroport, elle s’excuse d’être à la traîne en disant : « la valise d’une dame est toujours plus lourde que celle d’un monsieur. »

Bref… tout le long du film, c’est bien souvent elle qu’il faut secourir, car elle est impétueuse et naïve et sa féminité crée des problèmes (exemple, c’est son parfum que les crocodiles flairent…).

 

Mais... force est d'avouer qu’elle court à deux reprises au secours de son partenaire, qu’elle est le moteur du duo (lui est du genre à baisser les bras facilement) et qu’elle propose quelques idées ingénieuses.

 

Finalement, le message subliminal de 1977 semble être la complémentarité des sexes… mais sans y laisser sa part de coquetterie et de rire de crécelle, chères mesdames ! Soyons courageuses mais encore bêtes et surtout pas indépendantes... sinon, ce serait le monde à l'envers ^^

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 21:49

Inutile de vous rappeler ce classique du genre, de l’époque où Walt Disney n’avait pas encore son château et sa charte graphique tant connu. Dumbo et ses grandes oreilles, risée de tous sauf de sa maman qui est la seule à l’aimer comme il est. Mais aussi la petite souris Timothy qui va aider Dumbo à devenir une star (votre seul ami est parfois votre impresario ^^) en lui faisant découvrir son talent : voler dans les airs avec ses grandes oreilles (évidemment, votre défaut est en fait votre plus grande faculté, c’est évident).

 dumbo poster fds jaune

Tout commence donc avec la livraison de bébés par les cigognes, bébés animaux à destination d’un cirque. Premier choc : les bébés atterrissent devant… des mamans ! Et jamais aucun papa n’apparaît dans le paysage. Exception faite du tigre qui apparaît… tout fier d’avoir eu 5 petits qui à peine sortis du baluchon sont partis téter maman.

 

Reflet d’une génération également, lorsque la cigogne portant Dumbo arrive dans la cage des éléphantes (toujours aucun mâle à l’horizon), elle demande « qui attend un heureux évènement ? ». Réponse d’une des protagonistes : « pas moi, je ne suis que fiancée ». Héhé…. ^^

                                                                                                                        

Plus tard, lorsque la maman de Dumbo se retrouve enfermée et qu’il va lui rendre visite, elle le berce de sa trompe et d’une berceuse : « Mon bébé si joli, Maman veille mon petit, ne crains rien, sèche tes pleurs, viens sur mon cœur, mon tout petit. Tu auras bien le temps, car certains sont méchants, de connaître les soucis et les chagrins durant ta vie. Tu es mon trésor, c’est toi seul que j’adore, toi la raison de ma vie, il est joli mon tout petit, mon tout petit. »

Top ambiance ! Et en image de fond, des mamans animaux (et toujours pas de papa) câlinant leurs bébés. Le message est clair… maman ne vivra que pour son bébé.

 

Et dans une toute autre thématique, la scène de la construction du cirque : sous la pluie, l’image est rythmée par le chant suivant « les braves gens sont tous couchés mais nous on est là pour bosser. On doit dresser le chapiteau ! Un, Deux ! Un, Deux ! Qui sait quand nous serons payés, mais ce jour là nous serons tous très gais. [] On a le dos bien courbatu, l’estomac dans les talons, Ça oui ! Mais c'est pas çà qui empêche de ronfler notre patron ! [] Pour nous pas question de s'asseoir, il faut terminer cette nuit. On est fait que pour avoir, on reçoit que d' la pluie »

 A l"image, des blacks dessinés sans visage qui travaillent…

 

Le film Dumbo date de 1941… reflet d’une époque sectaire où seules les femmes aiment leurs enfants et où les populations noires sont encore esclaves…

Ceci dit pour leur défense (jeu de mots involontaire), les femmes n’avaient pas encore le droit de vote à cette époque et ne pouvaient avoir un emploi sans l'autorisation de leur mari… ^^

 

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