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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 16:16

Pour toutes les prochaines fois où certain-e-s se cacheront derrière la liberté d'expression pour me demander de retourner à mes fourneaux de gonzesse, me dire que les filles ne savent que pleurer, me démontrer que les femmes n'ont pas à s'habiller comme elles veulent....

 

1- L’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dispose que : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi »

 

2- Sexisme : Discrimination envers une personne en raison de son sexe.

 

3- La loi condamne tous les actes et attitudes discriminatoires à l’égard d’une personne en raison de son sexe (articles 225.1 et 225.2 du Code Pénal).

 

Le sexisme n'est pas une opinion, c'est un délit !

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 12:17

 

Comme le chantait Tryo : « mais qu’est-ce qu’il faut faire, mais qu’est-ce qu’il faut faire pour court-circuiter la conspiration, qui fait que comme d'habitude je vis au fil des saisons ? »

 

Nous sommes tous-toutes des privilégié-e-s. Jamais au même endroit mais nous sommes tou-te-s avantagé-e-s dans un domaine, aussi simple et quotidien soit-il. Cela veut dire, face à nos privilèges, qu’il existe des personnes lésées là où nous sommes avantagé-e-s (grande logique !).

 

Mais qu’est-ce qu’il faut faire ?

 

La première étape est déjà d’accepter, d’ouvrir les yeux et de discerner nos privilèges acquis (par le droit, la société, etc.).

Exemple simple : j’ai accès à la touche « café long » sur la machine à café. Mon collègue, handicapé moteur n’a pas ce privilège depuis son fauteuil roulant.

 mais qu'est ce qu'il faut faire 3

Cette première étape sous-entend que nous sommes curieux des autres et surtout que nous sommes à l’écoute des personnes qui dénoncent. Bref, éviter le sempiternel : « ben c’est comme ça » ou bien « tu exagères » voire « tu mens ». Oui, être un homme offre des avantages auquel les femmes n’ont pas accès (et qui n’ont rien à voir avec le fait d’avoir ou non un zizi). Oui, être blanc-he offre des avantages auquel les personnes dites « de couleur » n’ont pas accès (et qui n’ont rien à voir avec la pigmentation de la peau). Oui, être hétérosexuel-le offre des avantages auquel les personnes homosexuelles n’ont pas accès (et qui n'ont rien à voir avec leur orientation sexuelle)... tout ceci en vice-versa et la liste n'est pas exhaustive !

C'est aussi ne pas se sentir coupable d'être un privilégié. Car ce n'est pas le but. Bien souvent, lorsque je parle du sexisme, les hommes se sentent directement visés et ne peuvent s'empêcher de dire : "moi je ne fais pas ça" ou "moi je ne cautionne pas ça". Ouvrir les yeux sur un déséquilibre injuste ne fait pas des privilégiés des bourreaux. Sauf s'ils continuent à estimer leur privilège "normal" ou qu'il le minimise (et attention aussi au réponse du style "oui mais moi aussi je suis lésé...". Ce n'est pas un concours !)

 

Mais qu’est-ce qu’il faut faire ?

 

L’étape suivante est la plus simple et celle que nous faisons naturellement : donner accès à notre privilège sous la forme d’un service. Cette étape est fondée sur le fait que nous souhaitons que la-les personnne-s lésée-s ai-en-t « notre chance ». Or, cette étape, bien que gratifiante, crée en réalité une situation de dépendance et nous conforte consciemment ou non dans la puissance de notre privilège.

Exemple : j’appuie sur la touche « café long » pour mon collègue. Je lui précise même qu’il n’a qu’à passer dans mon bureau dès qu’il veut un café, je lui apporte mon aide dès qu’il le souhaite.

Si le geste est louable, il enferme la personne lésée dans une relation de dépendance à la personne privilégiée.

 

Mais qu’est-ce qu’il faut faire ?

 mais qu'est ce qu'il faut faire 1

La troisième étape est donc la plus difficile : participer à l’effort collectif pour que les personnes lésées ne le soit plus et ait accès aux mêmes privilèges que nous. Pourquoi est-ce si difficile ? Tout simplement parce que cela impose deux choses majeures :

- S'investir dans une cause dont nous ne comprenons pas toujours tout, du fait de notre statut de privilégié (statut nous isolant d'ailleurs parfois de ceux que nous voulons accompagner dans leur combat)

 - S’investir pour une cause dont on ne retirera rien pour nous, pire, s’investir pour une cause qui nous retirera notre position de force et notre statut de privilégié

 

Exemple « historique » : dans les années 40, les personnes disant « oui » à l’émancipation des femmes (étape 1, j’observe mon privilège d’homme par rapport à celui des femmes et je l’accepte), demander son avis à sa femme avant d’aller voter (étape 2, j’offre une partie de mon privilège et crée une situation de dépendance) mais ne pas accepter que le droit de vote soit offert aux femmes (ne pas perdre mon privilège).

 

Autour de nous et de manière plus actuelle, je dénonce ici ces personnes qui se disent "n’avoir rien contre les homosexuels" mais qui défilent pour les empêcher d’accéder aux mêmes droits.

Je dénonce aussi beaucoup de personnes qui se disent pour l’égalité des droits entre tous les êtres humains mais qui refusent « qu’un arabe touche des allocations », « d’être dirigée par une gonzesse », « qu’un handicapé obtienne un emploi que je visais », etc.

Sans parler de tous ceux qui critiquent les féministes (oui désolée, je parle toujours mieux de ce que je connais) "sur la forme" même s'ils sont "complètement d'accord sur le fond". Quelle hypocrisie ! Sortez vous les doigts du c** et venez nous aider si vous êtes d'accord !!

 

Prôner l’égalité pour tous, c’est avant tout accepter l'idée d’y perdre nos (ancestraux) privilèges.... tout simplement en les partageants. Pas si simple je le concède... 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 15:53

Il y a un siècle, le 8 mars devenait la journée du droit des femmes. A l’origine, des femmes souhaitant l’égalité des droits, et notamment le droit de vote. Internationales depuis 1977, ces 24 heures sont l’occasion de revendiquer l'égalité et de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société.


Cette journée a vu fleurir des groupes et associations de femmes (et d’hommes) militant(e)s animant des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la condition féminine, fêter les victoires et les avancées.

 

Et puis, en France, la société a rapidement décrété que nous avions tous les mêmes droits. Effectivement, rien n’est officiellement interdit aux femmes aujourd’hui : ni de travailler, ni de porter un pantalon, ni d’avoir un compte en banque, ni même de conduire seule une voiture. « Mais qu’est-ce qu’elles veulent encore ?! » fut un nouveau slogan.

 

Si la génération du siècle dernier s’est battue avec succès pour l’égalité de nos droits, notre génération se batca-va-etre-ta-fete.jpg pour notre égalité de respect et notre dignité.

 

Et aujourd’hui, le 8 mars n’est plus. C’est ainsi devenu une journée « dédiée aux femmes », allant à l’encontre même de nos combats. Ma propre mère compare ce 8 mars à « la Fête des Mères, des Pères et autres fêtes commerciales ».

Ainsi donc nous avions une journée de lutte, nous en avons fait une journée de pub.

 

Pourquoi est-ce que je raconte tout cela une énième fois et moins bien que d’autres avant moi ?

 

Tout simplement parce que le 17 mai, c’est la journée internationale de lutte contre l’homophobie. Cette année, elle s’illustrera de manifestations, cortèges et témoignages visant à revendiquer l’égalité et faire un bilan sur la situation des gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels dans la société.

ca-va-etre-ta-fete-2.jpg

Alors une fois que nous aurons tous les mêmes droits : travailler, se marier, enfanter, adopter… que va devenir ce 17 mai ?

 

Pour que le 17 mai ne devienne jamais le 8 mars, pour que le 17 mai ne soit pas une journée « des gays », pour qu’après la reconnaissance des droits suivent l’obtention du respect et la dignité pour tous.

 

A suivre  : link

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 23:03

 

Mériter : être en droit, par sa conduite, de jouir d'un bien, d'un avantage ou de s'exposer à tel mal, à tel inconvénient, à telle sanction.

 

Si j’adhère au principe que nous méritons notre succès en ayant mis en œuvre tous les moyens nécessaires pour l’obtenir, je reste partagée lorsque la notion de mérite est utilisée pour illustrer un échec.

 

Nos malheurs peuvent-ils être « bien mérités » ? Et plus précisément, lorsque notre malheur a été causé par autrui ?

 

Par exemple, vous vous faites casser votre voiture ou cambrioler votre demeure. Est-ce normal de vous dire que « c’est mérité » parce que la voiture était garée dans un quartier où le département inscrit sur votre plaque d’immatriculation est mal-aimé ou parce que votre porte d’entrée n’a qu’un seul verrou ? Peut-on reprocher à une victime d’en être une ? Peut-on dire d’une agression qu’elle était méritée, soit que la victime a tout fait pour en arriver là ?

 715665_qu-est-ce-que-j-ai-fait-pour-meriter-ca-almodovar.jpg

Est-ce acceptable de vivre dans une société où l’on vous reproche d’être l’agressé et non l’agresseur ? Comprenez le fameux « tu l’as bien cherché ! ». Oui, je fais notamment référence à certains interrogatoires : est-ce normal que l’on demande à une personne violée comment elle était habillée et pourquoi elle était à ce moment-là à cet endroit ? Demande-t-on la même chose à toute les victimes qui viennent porter plainte peu importe l’objet ? Comment peut-on accepter de culpabiliser quelqu’un qui a subi un préjudice d’autrui ? Et pardonner le bourreau car sa victime l’aurait poussé à faire le mal ?

 

Quelle est la limite entre la « juste » punition et la faute envers autrui ? Suis-je coupable et fais-je le mal en privant mon enfant de sortie pour avoir désobéi ? Suis-je un bon pédagogue de rayer la voiture de mon voisin qui se gare devant mon garage ?

 

Plus précisément, quand est-ce que nous dépassons la barrière du coupable, au point de mériter d’être victime ?

 

 

Première inspiration : http://t.co/iz9PCZY

Dernière indignation : http://20min.fr/a/1014303

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 08:17

Alors que certains me voient encore et toujours comme une féministe aigrie des hommes, je viens ici pointer du doigt certaines (des nombreuses) injustices faites aux hommes et aux papas (et la liste n’est, bien sûr, pas exhaustive) :


 - Un homme n’a pas le droit de pleurer sans entendre parler de « son côté féminin » ;

 

- Lors d’un déménagement, ce sont les hommes qui portent toutes les affaires lourdes ; 

 

- Blédina est du côté des mamans ;

 

- Changer un poupon, c’est jouer à la maman, comme si papa ne touchaient jamais aux langes ;

 

- Et d’ailleurs, jouer au papa, ça n’existe pas, à part si ça consiste à coucher avec maman ;

 

- Je n’ai encore jamais vu de boite de nuit avec « entrée gratuite pour les garçons ! » ;

 

- « Les femmes et les enfants d’abord ! » ;

 

- Un homme qui annonce qu’il va être papa ne se voit jamais proposer un temps partiel (contrairement aux femmes qui, à l’inverse, se le voient presque imposer), injustice pour ceux qui le souhaiteraient mais qui n’osent même pas le demander ;

 

- Dans les stéréotypes de la publicité, seules les femmes s’occupent des enfants (les publicités montrent seulement les mamans en train de nourrir, changer, dorloter, lire une histoire avant desexisme pour tout genre dormir, rassurer s’il fait pipi au lit ou s’il fait ses dents, l’habiller et laver ses vêtements, etc.) et les hommes, eux… achètent une nouvelle voiture lorsqu’ils deviennent papa ;

 

- Et pour les chanceux papas qui s’occupent de leur bébé dans les publicités, on les voit en train d’arroser les plantes avec l’urine de leur garçon, expliquer à leur nourrisson comment manger un camembert, ou se faire reprocher que « maman, elle fait pas comme ça »… bref, messieurs même lorsque vous en prenez soin, vous êtes du genre maladroit ou décalé ;

 

- Une bonne partie des hommes s’occupent moins de leurs enfants que leurs femmes parce que ces dernières estiment qu’ « ils ne savent pas faire »… et ne les laissent pas s’occuper de leur progéniture (dixit un magazine féminin où plusieurs femmes témoignent de cet état de fait et se félicitent de leur avoir confié leur enfant durant une demi-journée !) ;

 

- Dans le divorce, depuis trente ans, la résidence principale accordée au père (avant l'apparition de la résidence alternée légale en mars 2002) est invariablement de 13 % chaque année. Aucune évolution n'est sensible sur toute la période ;

 

- Des écoles et crèches prévoient des ateliers pour que les enfants fabriquent des cadeaux pour la fête de mères… mais pas toujours pour la fête des pères ;

 

Et bien sachez que pour vous aussi, messieurs, j’irai hisser des pancartes "Ni salaud, ni castré !" et taper sur des casseroles !

 

 

Mais, cependant, pour vous aussi le monde s’améliore. Par exemple, les assurances ont arrêté les tarifs préférentiels pour les femmes ! Pas sûr que ce soit une question d’éthique que d’argent mais, bon, seul le geste compte… non !?

 

PS : dernière injustice, les femmes ont droit à un article par acte sexiste, alors que pour vous je n’en écrit qu’un seul :-P

 

Dédié (entre autres) à un natif du 18 juin... Bon anniversaire !

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 14:18

Interrogation du jour, comment sensibiliser les « sexuellement actifs » à utiliser des préservatifs ?

Car oui le latex ne sert pas qu’à faire des masques et effets pour le cinéma, des armes pour les GN ou des pneus pour les avions Airbus.

 

Chance du préservatif, il jouit (sans mauvais jeu de mots) de deux créneaux de communication : les messages de santé publique et bien sûr les publicités de marque telles que Durex ou Manix qui s’offrent depuis quelques temps le luxe de la télévision (mais principalement pendant la période estivale, allez savoir pourquoi ^^).sortez-couverts.jpg

 

Et sur ces deux créneaux, deux messages sont transmis :

 - le préservatif protège des maladies sexuellement transmissibles (dont le Sida bien entendu)

 - le préservatif peut être à la fois pratique et jouissif (oui, ils font de leur mieux chez Durex et Manix pour soutenir la cause tout en engrangeant des milliards de sous)


Mais, au-delà des sensibilisations télévisuelles, c’est encore (et toujours) sur la toile que les publicités sont le plus visionnées et là, un troisième message apparaît : le préservatif empêche de procréer.

 

Ainsi, une certaine forme d’éthique rentre en ligne de compte. Le contexte de départ étant axé sur la santé et la sauvegarde de l’espèce humaine, comment accepter la dérive publicitaire, plébiscitant l’acte sexuel « gratuit », celui destiné au plaisir sans reproduction, pire… comment accepter que le préservatif puisse à lui seul décider des enfants à naître et ceux ne devant jamais exister ?

Et force est de constater que c’est le message anti natalité qui fait le plus parler et qui serait, de fait, le plus efficace. L’enfant est ainsi classé au rang de pire MST de tous les temps, et nous fleurtons dangereusement avec l'eugénisme...

 

 En voici deux exemples :

 


  

 

Mon questionnement est le suivant : interdire ce type de messages est-il l’apanage des puritains, des pro-natalités et des anti-IVG ?

Doit-on accepter, à l’inverse, vu la cause défendue, que peu importe le message, seul le résultat compte ?

 

Quoiqu’il en soit, prenez soin de vous !

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 22:27

Ca y’est, les présidentielles, c’est fini !

 

Pendant tous ces mois, toute cette campagne, j’avoue… j’ai eu peur…

 

Edvard-Munch-Le-Cri-parodie-lapin-cretin- Peur que l’on m’envoie polluer Mars d’ici 2 ans,

 

- Peur de ne plus avoir que l’Etat comme employeur,

 

- Peur de perturber mon rythme biologique en travaillant 32h par semaine et plus 32h en 2 jours,


- Peur de devoir diviser tous les prix par 6,55957 pour savoir « combien ça fait en €uros »,

 

- Peur de devoir acheter une éolienne chez Leroy Merlin pour lire au lit le soir,

 

- Peur qu’on me retire le Nutella car ce n’est pas un produit français,

 

- Peur de devoir demander une augmentation pour être payé le SMIC,

 

- Peur d’acheter des aiguilles à tricoter pour pouvoir avorter,

 

- Peur de devoir revivre les 5 dernières années alors que j’adore les surprises,

 

- Peur de ne pas aimer la surprise…

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 20:05

Ce dimanche, les rues de mon quartier étaient plus emplies qu’à l’accoutumée, et d’un public différent. Croisant habituellement des personnes âgées ou quelques joggeurs, qu’il était agréable de voir des familles en ballade dominicale, sans pli du drap sur la joue ou chaussons au pied.

 

Ainsi donc j’ai croisé les 80% de mon quartier qui sont allés voter dimanche dernier.

 

Et au coin d’une rue, une petite famille (papa, maman, deux ados et le petit dernier qui tient la main de maman) et un moment humoristique s’il en est.

vote.jpg

Maman parle des élections à voix basse, vote et choix politique n’étant pas des discussions à tenir en pleine rue. Le petit dernier, analphabète des codes de discrétion, s’exprime alors distinctement : « maman, elle a voté Sar-ko-zy ». Rire gênée de maman qui me jette un regard depuis le trottoir d’en face. Et le jeune garçon de continuer : « mais ça sert à rien, car c’est pas lui qui va gagner, Sar-ko-zy ».

 

Maman finit par en rire et regarde alors son plus grand fils : « tu vois pourquoi je ne voulais pas de lui dans l’isoloir, maintenant qu’il sait lire… ».

 

Je n'ai pu m'empêcher de sourire, en voyant manifestement que dans les yeux de cet enfant, le droit de vote est équivalent à un pari sportif. Maman n’a pas misé sur le bon poulain, quelle erreur !

 

Il y a pensé, quelqu’un l’a sans doute fait : des paris sur les présidentielles.

 

A 10 jours du second tour, sur qui ou quoi allez-vous miser ?  Personnellement, je spécule sur une France endettée pour les 5 prochaines années, à moins que l’on arrive à récupérer les déserteurs fiscaux (clin d’œil à l’affaire Johny Halliday entendue ce matin avec 9 millions d’€uros à la clef. Comme quoi, ce n’est pas forcément du côté des bénéficiaires du Rsa qu’il faut forcément chercher…).

 

Bref, pour le dimanche 6 mai, les jeux sont ouverts, organisons les paris. La presse nous offre les cotations : 1,45 pour François Hollande et 1,55 pour Nicolas Sarkozy. Pendant 10 jours, je me transforme en bookmaker  ;o)

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:05

Test du jour : ouvrez un document word, écrivez « homme » et faites une recherche de synonymes. Vous trouverez les termes suivants : humain, humanoïde, ethnique, bon, hominidé, anthropopithèque, hominien, pithécanthrope, être, créature, personne, individu, personnalité, âme, entité.

 

En antonyme : néant, femme

 

Et puis l’outil propose des extensions du terme « homme » : homme d’affaire, homme de lettres et homme de loi.

Synonymes Association d'idées 

 

Seconde partie du test (oui vous savez où je vais en venir) : écrivez « femme » et faites une recherche de synonymes. Vous trouverez les termes suivants : dame, madame, épouse, compagne, conjoint, mère, maman, marâtre, génitrice, belle-mère, cause, origine, source, dépôt, sœur, béguine, fille, novice, religieuse, demoiselle, célibataire, servante, employée, libellule, bélier, donzelle, fillette, adolescente, jouvencelle, tendron, matrone, accoucheuse, sage-femme, ménagère, héroïne, géante, personnage, phénomène, sirène, séductrice.

 

Aucun mot en antonyme.

 

Et puis, en extension du terme « femme » : femme d’entretien et femme d’intérieur.

 

 

Hum…

 

Je vous donnerai bien mon analyse personnelle  mais j’entends déjà les critiques légitimes : « t’es pas objective, t’es féministe ! ».

De fait, j’ai néanmoins retranscrit mon regard de harpie mais, en blanc. Ainsi, vous pouvez donner votre avis sans connaître mon opinion sur ce test. Pour le connaître, il vous suffit de surligner l'espace ci-dessous :

 

Pour moi, cela signifie que l’homme existe en temps que forme humaine. C’est un mammifère avec une âme et une personnalité. Il est par essence un être bon. Il est « quelqu’un » puisque son contraire est le néant. Il est homme et s’oppose à la femme. Sa place sociale légitime est dans le business, la littérature et la législation.

La femme, ne manquant pas de qualificatifs, existe en tant qu’épouse ou célibataire, mère, nonne ou encore esclave. Elle n’a ni âme ni personnalité, si ce n’est celle de la charmeuse. Pourquoi géante et héroïne ? Je ne sais pas. Peut-être parce qu’il faut être forte et courageuse pour accepter que sa place sociale légitime est dans l’astiquage de son intérieur et de celui des autres. Ne pas avoir comme antonyme le mot « homme » permet sans doute de souligner que nous restons encore des êtres humains. Ne pas avoir le mot « néant » nous rappelle sans doute que malgré tout, nous ne sommes pas grand-chose.

Au fait, qui se demande encore ce qu’est le sexisme ordinaire ?

 

Ceci dit, Windows et son Office n'en sont pas à leur premier méfait. Sur la version 2000, si vous tapiez "anti-stress", le correcteur orthographique vous proposait "anti-arabes"... No comment...

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 14:00

Tout a commencé je ne sais trop quand, est-ce le monde féminin ou moi que j’ai souhaité protéger ? Est-ce l’intégrité des Femmes ou la mienne que j’ai souhaité sauvegarder ?


Etant avant tout un être humain, je pense que mon égoïsme a précédé mon engagement auprès des Femmes et c’est jour après jour que je suis finalement devenue ce que l’on appelle… une féministe.

 

Arf ! le mot est lâché et avec lui une image d’animalE enragée, de crieuse de marchés au service d’une cause obsolète, une suffragette qui s’est trompée d’époque, une de ces gonzesses qui ne porte pas de soutien-gorge et qui appelle cela la liberté, une de celles qui ne s’épile pas sous les bras pour dire qu’elle a le choix, une moche qui se console d’être seule en disant qu’elle est avant tout indépendante, une mal b***** qui veux émasculer les hommes à défaut de pouvoir les séduire, une de celle qui voit le « mâle » partout...

 

Hommes et Femmes me collent parfois sur le front ou me poignardent dans le dos ces post-it. Et souvent je trouve cela injuste.

 

Mais aujourd’hui j’ai décidé d’avouer mes torts et d’accepter la critique. Mon péché est vaste : un jour je me7-peches-pour-une-feministe.jpg suis dit que les Femmes ne devaient pas être cantonnées à ces images de James Bond Girl ou de Desperate Housewives, incapables de lire une carte routière et interdites de pets, nées sur Vénus et assorties d’un désir irrépressible de faire des enfants, des écervelées qui se doivent de compenser leur bêtise par leurs charmes, des êtres qui doivent assumer quoiqu’il leur en coûte le désir des hommes, un genre considéré comme beau et faible face à un sexe qualifié de fort…

 

Et j’ai découvert deux dimensions à cette cause que je voulais défendre. Tout d’abord, celle de l’horreur, de la soumission, de la violence, de l’humiliation directe, parfois cachée, parfois exposée et assumée. Des domaines où tout semble à faire, à construire et/ou à détruire. Des thématiques dont je ne saurai parler dans ce papier que je veux court mais dont j’imagine que vous avez quelques exemples en tête.

 

Et puis, évoluant loin de ces actes répressibles, j’ai également entrevue, plus près de moi, une autre forme d’horreur, de soumission, de violence et d’humiliation directe. Cette chose que l’on appelle le sexisme ordinaire. Tellement pervers que lorsque j’en parle, on me dit que je suis ridicule et despotique. Parce que défendre une femme que l’on siffle comme un chien en pleine rue en décrivant de manière vulgaire son corps n’est pas un combat utile, parce que vouloir ENFIN faire appliquer les lois d’égalité des salaires n’est pas une priorité, parce que montrer du doigt que les jouets conditionnent les enfants dans des stéréotypes qui n’ont plus lieu d’être est une perte de temps, parce que c’est une absurdité de dire que les études biologiques comparant les cerveaux de l’homme et de la femme nous conditionnent à penser que nous sommes incapables de certaines choses et freine nos capacités et notre ambition, parce que boycotter des marques dont les publicités sont sexistes est un comportement arriéré, parce que trouver inqualifiable qu’une personne portant plainte pour viol se voit poser la question « vous étiez habillée comment ? » est un sujet tabou…

 

Alors voilà, je confesse mes défauts : l’utopie et l’acharnement.

 

Je suis coupable des 7 péchés capitaux : l’envie d’un monde meilleur, la colère de ne pas savoir par où commencer, la gourmandise des combats à mener, la paresse de ne pas tous les mener, l’orgueil de croire que j’ai raison, l’avarice de considération envers certains hommes, l’orgie d’articles sur ces thématiques.

 

Mea Culpa…

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