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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 21:36

« Détrompes-toi, je suis très heureux en amour.

- Heureux en amour ? Avec quelqu’un que tu vois un soir par semaine depuis des années et que nous n’avons même jamais vu ? »

 

Voilà quelques temps que je m’efforce de maudire ceux qui m’assurent que je ne saurai être heureuse dans ma vie sans enfants… et voilà que je fais la même chose ! Ainsi donc, l’instant d’une discussion, je me suis vue sous les traits d’une fille détenant un esprit aussi étroit que les cuisses de Kate Moss. Mes paroles ont brossé le terrible tableau de mon inconscience : je ne conçois pas le bonheur en amour sans une vie sous le même toit, sans vacances ensemble, et peut-être même sans mariage (je dis « peut-être » car je suis consciente que ce n’est pas un passage obligé mais diantre que j’ai envie d’y transiter ^^).

 

Et c’est ainsi que j’en arrive à me poser la question suivante : comment se fait-il que nous soyons incapables de concevoir plusieurs portraits de la béatitude ? Quelle est donc ce défaut de restreindre la notion du bonheur à ce qui nous rend personnellement heureux ou qui semble pouvoir nous rendre heureux ? Pire, serions-nous malheureux car pas assez lucides pour discerner que nous détenons tout pour être heureux ?

 

Serai-ce sans doute à cause de cette malformation que nous ne savons pas partager correctement les joies d’autrui ? Comment comprendre la gaieté de quelqu’un quand la source de son bonheur ne nous émeut en rien…

J’ai déjà eu la réflexion un jour, en parlant de mon travail : « et ça ta plaît vraiment de faire ça ? moi je ne pourrai pas… ».

 

Et bien oui, c’est un fait, l’humanité envisage le bonheur en regardant dans une tout petite lorgnette, un monocle sur lequel est dessiné une félicité aux passages obligés et aux principes bornés…

 

C’est fou mais je voyage toutes les semaines, je suis isolée dans des hôtels 4 à 5 nuits par semaine, je suis locataire d’un 38m² où je m’entasse avec ma moitié encore au chômage, je vois ma mère 4 fois par an tellement nos vies sont saturées, je n’ai pas le temps de voir mes amis, je ne suis ni mariée ni maman, ma maison est en foutoir 6 jours sur 7 au point d’avoir parfois envie de ne pas répondre quand on sonne à la porte, ma famille est une confrérie où tout le monde se déteste, j’ai envie de perdre entre 5 et 10 kilos depuis 10 ans…. Et je suis heureuse !

Car j’ai un boulot qui me passionne, je rencontre des gens incroyables, mon homme est un9123375-haute-r-solution-black-image-de-tableau-noir-avec-p.jpgcuisinier hors pair, nous nous aimons aujourd’hui comme il y a 7 ans (et même plus encore), mes amis sont géniaux, disponibles et toujours de bons conseils, personne ne s’est jamais plaint après avoir été reçu chez nous, mon 42 est harmonieux et on me dit parfois que je suis jolie et chaque jour que je suis belle (merci mon amour !), je suis en bonne santé, ceux que j’aime aussi et de savoir les gens heureux me comble, encore plus lorsque l’on me dit que j’y ai contribué en partie…

 

Ainsi donc nous ne pouvons prescrire un nirvana unique… quel dommage ?!

Le meilleur épithète à octroyer au bonheur serait donc « schizophrène » : changeant d’individualité de manière impromptu, il n’est pas comme ces terres inconnues que l’on découvre et que l’on note sur une carte.

 

Et c’est une fanatique d’organisation structurée qui vous le dit : « le bonheur ne tient pas sur une check-list ou dans un soma » (référence au livre « le meilleur des mondes » ; merci Caroline de ce conseil littéraire judicieux).

 

N’hésitez pas à poster vos commentaires car ce sont vos réactions qui participent à mon épanouissement, encore plus que d’écrire mes maigres théories (^_^)

 

Bises à vous chers lecteurs

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commentaires

Caroline 09/09/2011 21:30


On va finir par former une communauté de blogueuses ! Chic !
Ceci dit, il faudrait peut-êre qu'on se mette au boulot non ??
Grosses bises


Vivi 11/09/2011 12:16



Oui, gardons nos folies pour le week-end ! ^^



Vivi 09/09/2011 11:01


Lien vers article de Caroline : http://philo-de-comptoir.over-blog.com/article-kids-or-not-kids-69399533.html


Caroline 06/09/2011 19:26


En réponse à ce commentaire, Isa, je me permets de vous livrer une info, parce que je sais !
Dormez tranquille si vous ne voulez pas d'enfant. Vous serez heureuse quand même, voir peut-être plus heureuse que ceux qui en ont.
Comment ça, les enfants ne font pas le bonheur ???? Je vous invite à suivre le lien de Vivi et de lire l'article "kids or not kids ?"
Une co fan des articles de Vivi


Vivi 09/09/2011 11:00



Coucou Caroline (le lien vers son blog c'est "philo de comptoir")


Article "Kids or not Kids", suivez ce lien : http://philo-de-comptoir.over-blog.com/article-kids-or-not-kids-69399533.html


Drôle que tu répondes à Isa car c'est un caractère comme le tien... et une férue de canassons !


Bises,



Isa 03/09/2011 14:53


En fait, moi, ce qui me pose le plus de problèmes, c'est qu'une grande majorité de gens se sont mis d'accord sur le fait que pour être heureux, il faut avoir des enfants. Et comme ils sont très
nombreux, ils se permettent parfois de mépriser ceux qui ne partagent pas cet avis.

Sinon, j'ai déjà fini la BD que tu m'as offerte et j'ai adoré. Merci encore.


Vivi 09/09/2011 10:57



Récemment j'ai également été confrontée au grand classique pognon=bonheur dont voici la démonstration mathématique :


pognon=consommation


consommation=richesse matérielle


richesse matérielle= frime


frime=jalousie des autres


jalousie des autres=bonheur !


 


Véridique et ça fait peine à voir :o/


Je croise bien trop souvent des gens peu fréquentables... Heureusement que tu gravites toi aussi dans les gens biens que j'ai autour de moi.


Bises,


PS : de rien pour la BD, m'en vais squatter chez toi la lire ^^ pour ceux qui se demande ce que c'est : http://livre.fnac.com/a3409574/Madeleine-Martin-Et-toi-quand-est-ce-que-tu-t-y-mets


 



Caroline 11/06/2011 13:37


Cadeau d'une citation : "Ce ne sont pas les choses qui troublent les hommes, mais plutôt les opinions qu'il se font à propos de ces choses" de Martin Seligman, psychiatre américain.
Bises.
PS : Je planche sur mon sujet, mais mes pensées dérivent... mais ça va revenir !!


Vivi 13/06/2011 21:53



Merci pour cette belle citation ! :o)


J'ai hâte de lire ton sujet, de mon côté je planche maintenant sur la thématique de l'âme d'enfant... et je piétine... Mais on sait bien qu'on y arrivera un jour ^^


Grosses bises



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