Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 21:11

 

« Tu dois subir ce que tu fais subir aux autres »

 

Cette phrase a été prononcée par une des personnes les plus « anti-violence » que je connaisse et pourtant… que de haine dans ce message.

 

Ainsi donc ces derniers mois, j’ai ouvert les yeux sur une partie de mon entourage, dont la principale forme de communication est une escalade perpétuelle de vengeances acerbes et de coups tordus. Ca y’est, la métaphore du panier de crabes s’illustre à la perfection !

Et le plus incroyable est que j’accordais volontiers ce mode de comportement aux femmes entre elles, souvent maîtresses du coup de poignard dans le dos en guise de riposte sans demi-mesure d’une attaque bien souvent imaginaire ou sur évaluée.

 

Mais le constat est universel et bien triste : la discussion ne serait-elle plus de ce monde ? On ne dialogue plus… on attaque.

 

escaladeEt ce qui rend ces situations encore plus dramatiques c’est que notre capacité à agresser et médire n’a d’égale que notre inaptitude à rompre. Pourquoi garder des liens avec des personnes que nous ne supportons pas et avec qui les relations ne sont que combats et règlements de comptes ?

 

Notre génération ne semble pas supporter la désunion et y préfère la frustration et la sauvagerie. Est-ce si bon de s’acharner sur des êtres humains plutôt que de les effacer de notre vie ?

 

Parfois je me dis que le drame de Hautefaye, que j’ai récemment connu grâce au livre de Jean Teulé, n’est pas si loin de nous…

 

haine 2 En effet, nous sommes capables de véritables mises à mort sur nos propres amis, enchaînant, par exemple, les phrases assassines et l’humiliation publique. Nous choisissons notre bouc émissaire et nous l’achevons. Enfin, pas vraiment car ce que j’observe d’avantage, ce sont des retours de bâtons sans fin, le bouc émissaire d’un jour devenant le pervers sadique le lendemain.

 

Mais pourquoi donc s’enfermer dans cette cruauté ordinaire ? Et comment s’en libérer ? Car personnellement j’ose balayer devant ma porte et constate que les poubelles ne sont pas assez grandes pour contenir les ordures et poussières devant chez moi. Car moi aussi j’attaque, moi aussi je refuse le dialogue et parfois en ne voulant pas faire de mal, je me génère une frustration telle qu’elle engendre malgré tout violence verbale et meurtre psychologique.

 

Moi qui suis connue pour être une grande bavarde, et si ma bonne résolution 2012 serait d’utiliser ce langage au service des relations humaines saines, de la rupture si nécessaire et de cesser d’utiliser mes cordes vocales pour maintenir ce climat de haine qui m’a tant surpris en cette fin d’année 2011 ? 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Dloy 12/02/2012 16:23

Il est difficile de rompre toutes les ficelles de notre passé car il est un peu de nous que le moment soit agréable ou non. C'est un petit chemin de notre grande vie! Nous ne voulons pas rompre
même si nous avons de la haine ou de l'Amour envers une personne. Il est difficile d'effacer notre mémoire!
Je t'embrasse ma chère Vivi et te souhaite un bon dimanche

Vivi 22/02/2012 22:19


Mes utopies sont bien souvent difficiles à mettre en oeuvre ^^ Moi aussi je t'embrasse ma Dloy ! Merci de venir flâner sur mon blog :)


Présentation

  • : Le blog de Vivi
  • Le blog de Vivi
  • : Dialecticienne de pacotille, féministe de canapé, bavarde qui ferait mieux de plus écrire et de moins l’ouvrir ;)
  • Contact