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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 19:00

Tir groupé pour cet article. Lamentation continue sur cette dernière semaine que j’ai consacrée à (re)voir des contes de fées revisités. Deux époques de Walt Disney (1949 et 1991) et pourtant la même chose : deux jeunes demoiselles qui passent leur temps à chanter et à rêver d’une vie d’amour et d’eau fraîche, loin de leur quotidien moisi. Mais à part chanter mesdemoiselles, que faîtes-vous ?

Réponse : que dalle !

 

A ma droite, Cendrillon, boniche dans sa propre maison, au service de sa belle-famille, garde espoir que sa vie changera en chantant : « même si ton cœur à l’âme en peine, il faut y croire quand même ; le rêve d’une vie c’est l’amour ».

A ma gauche, Belle (quel prénom à la c**) qui passe sa vie à bouquiner et à chanter « je veux vivre autre chose que cette vie ».

 1950-cendrillon-3

A ma droite, Cendrillon qui ne peut se débrouiller sans ses amis les souris, les oiseaux et sa marraine la bonne fée.

A ma gauche, Belle qui ne sait être qu’une jeune fille en détresse auprès de son père, de la Bête bien entendu, mais aussi des objets de la maison, animés par un sort (oui le conte a été grandement revisité).

 

A ma droite, Cendrillon qui tombe amoureuse et se fait aimer en un regard.

A ma gauche, Belle qui tombe amoureuse et se fait aimer en 24h.

 

Paroles de chanson à ma droite : « les femmes à la ruche, les hommes aux fanfreluches » images-belle-bete-disney-g.jpg

Dialogue à ma gauche: « les femmes ne sont pas faites pour lire… quand elles ont une idée en tête, c’est l’horreur ».

 

A ma droite, un conte dont la seule morale est « sois patiente, ta vie va s’arranger d’elle-même ». Question : comment on fait pour changer de vie sans Marraine la bonne fée et des souris qui parlent, qui nous cousent des robes et nous libèrent de notre cachot ?

 

A ma gauche, un conte dont la morale est annoncée dès le départ : le prince est changé en Bête pour apprendre que « la vraie beauté vient du cœur ».

Question : si la vraie beauté vient du cœur, pourquoi notre héroïne est-elle si… belle justement ? Qu’est-ce que le Prince a appris sur le charme intérieur en réussissant à choper la plus belle gonzesse du village d’à côté ?

 

Je reste donc sceptique et tremble à l’idée de voir « La Belle au Bois Dormant » et « Blanche Neige »…

 

Et puis, dernière interrogation : pourquoi les héroïnes courent-elles toujours sur de longues distances avant de s’effondrer sur un lit ou un banc pour pleurer ?...

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