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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 22:41

Mon métier, c’est le conseil dans le beau domaine de la maîtrise des risques.

Dilemme du jour, la confrontation de la théorie et la pratique (un grand classique, je sais).

 

 La théorie : maîtriser un risque, c’est avant tout réduire sa fréquence d’apparition, puis augmenter notre capacité à détecter le risque et enfin réduire la gravité de ses conséquences. Se contenter de jouer sur la gravité sous-entend une acceptation du risque (même fréquent), et donc des solutions de parades peu viables (contre le risque d’incendie, 15 extincteurs ne vaudront pas des bâtiments aux normes de sécurité).


Le cas pratique : le risque de maladie.

Question : Vaincre une maladie, est-ce réduire le nombre de malades (fréquence d’apparition), ou bien améliorer le dépistage (détectabilité) ou encore trouver un traitement qui permet de soigner rapidement le mal (gravité) ?

booster-systeme-immunitaire-naturellement-L-1.jpeg 

Bien évidemment que la réponse idéale serait : les 3 mon capitaine ! Mais si on devait choisir…

 

Voilà le débat ouvert ce week-end devant le Téléthon (désolée chères Miss France et Miss Nationale, votre tour viendra). La recherche doit-elle se concentrer sur les causes de la maladie ou sur le traitement de ses conséquences ?

 

Réduire le nombre de malades, bien sûr, c’est l’idéal… mais si on est capable de traiter un cancer comme un rhume… serait-ce nécessaire de réduire leur nombre ?

 

D’où ma question éthique : vaut-il mieux n’être jamais malade ou toujours guéri ?

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commentaires

Barney Stinson 21/07/2012 19:15

Ah ma chère Sylvie. Que c'est beau de voir que notre métier s'applique à tous types de réflexion. Je vais quand même ajouter ma petite touche de réponse.
Comme tu le sais aussi bien que moi nous sommes sur un risque brut, alors que notre comparaison voudrait être sur un risque net. La réponse à ta question étant difficile du fait que cela dépend du
risque encouru.
Cela dit, tu sais bien autant que moi que la notion de détectabilité est à prendre avec des pincettes. En revanche, peu importe que ton problème soit grave, il faudra de toute façon réduire ta
fréquence, traduction de éradiquer, tout en auglentant la détectabilité.
Sauf que le condition humaine fait qu'elle n' pas de couilles pour tuer tous ceux qui sont malades pour préserver les autres.
Mais comme "Régis à toujours raison" la vraie question est : Quelle cause cohérente ... pour quel dispositif pertinent ? : qui cela dit s'applique bien à la réflexion.
En direct de ST-Quentin, c'était Barney Stinson ... Suit up !! Tour little sunshine en américain.

Vivi 25/07/2012 10:04



Barney ou comment nous lancer en 3 temps sur le thème de l'euthanasie... ^^ Chapeau litte sunshine ! :)



Caroline 05/01/2011 18:02


Pour parler en connaissance de cause, je choisirais : ne jamais être malade.
En même temps, et c'est bien triste à dire, les maladies sont un des moyens que Dame Nature utlise pour tenter de se défendre contre la surpopulation terrestre.
Et c'est dans l'acceptation de cette hypothèse que j'avais dans un premier temps refusé l'acharnement thérapeutique. Mais comme j'ai contribué à la surpopulation de la planète, je suis revenue sur
ma décision en me disant que quitte à faire une bêtise, autant l'assumer sans en faire une de plus. A savoir : 2 orphelins de mère.
Mais je ne ferai que le stricte nécessaire. Pas question de m'empécher de vivre ce qui est agréable. Et puis, ça servira à quoi de devenir un vieux crouton ? ;-)


Vivi 08/03/2011 00:25



Gaffe à toi, parait que les meilleurs partent toujours les premiers... un jour, un con te dira : "après toi"... ;o)



Manon 09/12/2010 12:01


Ca s'appelle foutre la merde : Et si on acceptait le risque?
Non c'est vrai, ou en tout cas poser des limites à la risquomanie. C'est un autre débat : la recherche de la maitrise des risques à tout prix ne nous empêche t-elle pas parfois de vivre?


Vivi 12/12/2010 22:06



D'un côté tu as raison, de l'autre ça nous permet parfois de ne pas refaire deux fois la même erreur. Oui pour la maîtrise des risques "corrective" et attention à celle "préventive" (qui
effectivement peut bien souvent nous empêcher de vivre...).


Merci pour ton commentaire zolie Manon ^^ Fais plaisir de t'avoir dans mes lectrices ! Ca motive à écrire plus !



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