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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 23:29

« Il vaut mieux aujourd’hui être un travailleur pauvre qu’un assisté ».

 

Voilà une phrase lourde de sens que j’ai récemment lu au milieu de mes facéties philosophiques. Et cette simple affirmation a éveillé en moi quelques réflexions… et cette question digne du bac philo 2010 (j’en ferai d’ailleurs la proposition) : Quand la société cesse-t-elle d’être solidaire ?

 

Bien sûr je n’ai pas oublié mes cours de philo (diantre, 8 ans déjà), et pour argumenter une réponse, il est essentiel de partir de la définition basique des mots employés.

 

Donc, premièrement, la société.

Du latin societas (« union, association »), provenant de socius (« compagnon, camarade »).

Bon autant dire qu’une société est donc un groupement de potes dépendant les uns des autres et associé par des principes, valeurs et comportement communs (remarque au passage, n’est-ce point une définition qui irait à tout troupeau d’animaux ?!).

 

Bon, maintenant, la solidarité.

Du latin solidus, (« consistant, résistant »). La solidarité renvoi donc à une force tirée d’un assemblage, d’une fusion. Soudé, associé nous sommes plus forts.

 

Et voilà, CQFD ! Voilà le lien inaliénable entre la solidarité et la société : l’association ! (ben oui quoi, sans m’en rendre compte j’ai utilisé ce terme dans mes deux définitions…).

 

Alors pourquoi la société aurait-elle une limite à la solidarité ? Peut-être ne suis-je pas partie d’une définition assez précise des deux termes…. Après tout, ils ont un concept analogue mais ont-ils des intérêts communs ?

 

L’intérêt de la société est à mon sens de fédérer des capacités individuelles pour fonder une entité complexe à même d’assurer sa survie (sans déconner ! écrire un truc comme ça sans s’aider d’un dico à 23h, le sujet m’inspire mes amis).

 

Et la solidarité ? Elle rejoint l’intérêt de la société au travers du rassemblement mais… je vois plus l’aspect solidaire comme une responsabilité collective d’entraide et de soutien les uns par rapport aux autres. Et bien oui, les problèmes rencontrés par l'un ou plusieurs des membres d’une société concernent l'ensemble du groupe. Les difficultés d’un être peuvent ainsi compromettre la survie du groupe entier.

 

C’est sans doute là que se situe la limite. La solidarité participe à la santé de la société au travers de l’entraide mais il arrive un moment où la personne en détresse freine la société au travers de sa demande d’aide. Elle devient un parasite. La solidarité s’arrête donc de manière semi-intuitive (donc parfaitement subjective) lorsque l’un de ses membres ne lui apporte plus rien et lui en demande trop.

 

Ainsi donc je pense montrer qu’aucune solidarité n’est désintéressée. Si elle l’était ce serait de la générosité (Du latin , « bonté de la race »).

 

Pour conclure (oui je ne dois pas écrire plus d’une page), j’ironise avec vous quelques instants sur cette simple question : « être solidaire, n’est-ce pas, d’une certaine façon, être égoïste ensemble ? »…

 

 

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commentaires

Dloy 26/10/2009 15:27


Il ne voulais pas mon texte car c'était trop long ^^
Voici la suite:
Ensuite, dans ton texte tu en as déduit une conclusion vraiment intéressante qui est la suivante : « être solidaire, n’est-ce pas, d’une certaine façon, être égoïste ensemble ? ». Je vais y
rebondir tout de suite. La solidarité peut, en effet, avoir un coté égoïste dans le sens ou le bien que vous faites autour de vous est multiplié plusieurs fois lorsqu’il vous revient. Donc Oui en
effet, pour moi je pense que l’effet d’être solidaire, peut avoir un retour direct sur la personne. Ensuite, pour moi, il ne faut pas être solidaire en tout et n’importe quoi. Nous somme toujours
libre de pensé et donc d’avoir notre conscience qui va nous permettre de savoir ce qui est important au point de vu de la solidarité. Par exemple est-il bon de donner de la nourriture dans des pays
sans leurs donner les moyens pour la faire pousser près de chez eux ? Est-il vraiment raisonnable de les laisser devenir dépendant de quelque chose qui peut être volatil (si une guerre éclate
seront nous capable de leur fournir ce que nous leur donnons actuellement ?
Voilà pour mon commentaire bonne lecture et bon cheminement dans cette belle philosophie !


Vivi 10/09/2010 00:24


Quand l'éthique rentre en compte dans la solidarité... ça devient effectivement une belle philosophie (de comptoir pour certains, j'assume). Chère Dloy, je réfléchie au terme "éthique" et je
reviens bientôt ^^ Bises,


Dloy 26/10/2009 15:26


La première question qui me vient, est : pourquoi y a-t-il besoin de la solidarité alors que nous devrions tous être unis ? Nous savons tous que l'union est la réunion de deux ou plusieurs
individus en un seul groupe. Pourquoi avons nous besoin de la solidarité puisque nous sommes sensé déjà être unis? Je pense que de la, nous pouvons voir une faille importante dans cette société
dans laquelle nous vivons. Cette faiblesse est l'individualiste! comment de l'individualiste pourrait-elle exister alors que nous somme tous unis? Donc, dans son subconscient, la société fait des
"castes" d'individus. Ces « castes » permettent de mettre en valeur certain puis d'en affaiblir d'autre. Les « faibles » se font mener par les « forts » qui ne pensent qu’à l’individualisme ! Suite
à ce point de vu je ne sais comment répondre à ta première question qui est « Il vaut mieux aujourd’hui être un travailleur pauvre qu’un assisté » je ne sais pas comment définir le « travailleur
pauvre » et l’ « assisté ». Qui est le pauvre qui est l’assisté au jour d’aujourd’hui ? Est-ce le « faible » ou le « fort » ? Dans quel sens entends-tu par « pauvre » ?


Vivi 10/09/2010 00:22


Le "travailleur pauvre" est ici le héros qui offre quelque chose à la société (qui lui rend mal de toute évidence) ; tandis que l'"assisté" est celui qui profite de la société. Il n'y a donc pas de
notion de "faible" ou de "fort" mais pire que ça : le travailleur est "utile" quand l'assisté répond aux notions de "nuisible", voire de "parasite"... Autrement dit, lorsque la société te porte
assistance (comme tu le dis, ne sommes nous pas sensés être tous unis), culpabilises car tu la freine ! Et bientôt, elle t'abandonnera pour cela ! Et toi, qui t'use à la tâche pour la société, soit
fier de toi ! Même exploité, sens-toi respecté ! Voici la haine que j'entends dans le message du début de cet article : "il vaut mieux être un travailleur pauvre qu'un assisté"...


caroline 13/07/2009 13:33

La solidarité est pour moi, ni intéressée, ni calculatrice. C'est un synonyme d'uthopie ! Ou alors applicable au microcosmos ! Les fourmis vivent en société et semblent solidaires. Mais elles n'ont pas de cerveaux !
Moi aussi j'adore tes articles. On devrait se retrouver dans un bar avec un comptoir ...

Vivi 31/08/2009 09:37


Du moment que la Nature nous a doté d'un cerveau, de réflexion, de conscience voire d'intelligence... nous ne sommes plus aptes à être solidaires ? Triste monde que le nôtre :'(
Penses-tu néanmoins qu'à défaut d'aider la communauté entière, nous aidons un certain nombre de personnes "VIP" : nos amis, notre famille... ?
Tu me fais penser à ma grand-mère qui me cite parfois un proverbe de jadis : "l'amitié s'arrête à la taille" (en référence au portefeuille qui se trouve dans les poches en dessous)... mais si
l'amitié persiste au-dessus de la taille, ne pouvons-nous pas espérer une main tendue ? une épaule sur laquelle s'appuyer ? des bras dans lesquels se réfugier ?...

Trouvons-nous vite un bar avec un comptoir pour développer tout ça... et en attendant, le blog est là pour ça. ^^


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